Sciences

Il existe désormais 21 planètes situées en «zone habitable»

Temps de lecture : 2 min

Le télescope spatial Kepler a découvert neuf nouvelles exoplanètes aux caractéristiques proches à celles de la Terre, ce qui porte à vingt-et-un le nombre de planètes situées en «zone habitable».

Une représentation artistique des exoplanètes découvertes par le télescope spatial Kepler | NASA/W. STENZEL
Une représentation artistique des exoplanètes découvertes par le télescope spatial Kepler | NASA/W. STENZEL

Cela ne fait plus aucun doute: le télescope spatial Kepler mérite son surnom de «chasseur d'exoplanètes». Après avoir annoncé la découverte de 715 nouvelles exoplanètes en février 2014, la Nasa a dévoilé, le 10 mai, une nouvelle avancée scientifique majeure: l'existence de 1.284 nouvelles exoplanètes confirmées, rapporte le Guardian. Et ce n'est pas tout puisque, dans la zone observée par Kepler, il reste encore 1.327 exoplanètes «à vérifier».

L'autre grande découverte annoncée par la Nasa, c'est l'existence de neuf exoplanètes présentant des caractéristiques proches de la Terre: une taille équivalente ou proche de celle de notre planète et une position autour de leur étoile qui laisse penser que de l'eau liquide pourrait bien exister à leur surface. Une condition nécessaire à l'apparition de la vie telle que nous la connaissons, rappelle L'Obs.

Les nouveaux résidents de la «zone habitable»

Ces neuf planètes sont situées en «zone habitable», c'est-à-dire une région potentiellement propice à la vie où les planètes sont suffisamment éloignées de leur étoile pour ne pas être trop chaudes, ni trop glacées. Dans l'image ci-dessous, on aperçoit ainsi les vingt-et-une planètes situées en «zone habitable»: les planètes déjà connues (en bleu) ainsi que les neufs nouvelles découvertes par le télescope Kepler (en orange).

Les vingt-et-unes planètes situées en «zone habitable» connues à ce jour | NASA

Ne préparez pas vos valises tout de suite

La découverte de la Nasa se distingue par son ampleur. Grâce à elle, les équipes de l'agence spatiale américaine auront l'occasion de mieux préparer les «missions futures en quête de nouvelles missions habitables», souligne Natalie Batalha, une chercheuse associée à la mission Kepler au centre de recherche Ames de la Nasa, installé en Californie.

Un constat partagé par Paul Hertz, le directeur de la division d'astrophysique de la Nasa, qui se réjouit de cette découverte et qui insiste sur les perspectives optimistes qu'elle représente pour la recherche astronomique.

«Avant le lancement du télescope Kepler, nous ne savions pas si les exoplanètes étaient rares ou abondantes. Maintenant, il semble qu'il pourrait y avoir plus de planètes que d'étoiles. [...] Ces informations guideront les missions nécessaires pour savoir si nous sommes seuls ou pas dans l'Univers.»

Mais, derrière le terme de «zone habitable», il faut toutefois rester lucide et garder en tête que nous sommes encore bien loin du jour où nous pourrons poser nos valises sur ces planètes lointaines. Les informations que les agences spatiales américaines ou européennes ont collecté sur ces planètes sont encore trop peu nombreuses et les moyens d'accéder à ces localités éloignées n'existent pas encore, expliquait Francetv info en 2014.

Slate.fr

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