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Les pro-Trump sont plus riches et diplômés que l’Américain moyen

Temps de lecture : 2 min

Sale temps pour les clichés...

Supporter de Donald Trump en mars 2016 à Tucson, dans l’Arizona | Johnny Silvercloude via Flickr CC License by

Les électeurs de Donald Trump ont longtemps été dépeints lors de la primaire républicaine comme étant principalement «blancs, faisant partie de la classe ouvrière et sans diplôme», rappelle Quartz. Mais cette analyse est loin d’expliquer le succès du démagogue. C’est qu’on est en fait assez loin de ce portrait-robot lorsque l’on se penche sur les électeurs de Donald Trump, explique Nate Silver sur FiveThirtyEight.

En analysant les données présentes dans les sondages de sortie des urnes de vingt-trois États, le statisticien a découvert qu’en moyenne les électeurs de Donald Trump sont plus riches que la plupart des Américains:

«Le revenu médian du foyer d’un électeur de Trump jusque-là dans la primaire est d’environ 72.000 dollars. C’est moins que les 91.000 dollars des électeurs de Kasich, mais c’est bien au-dessus du revenu médian des foyers américains, qui se situe autour de 56.000 dollars. Il est également plus élevé que le revenu médian des soutiens d’Hillary Clinton et de Bernie Sanders, qui tourne autour des 61.000 dollars dans les deux cas.»

Ces écarts sont toutefois à analyser au cas par cas. Si, dans certains États, comme le New Hampshire ou le Missouri, le revenu médian est plus ou moins similaire à celui des électeurs de Trump, dans d’autres, comme la Floride ou New York, l’écart entre les deux est considérable.

Bonne situation personnelle

Par ailleurs, «si la participation chez les Républicains a considérablement augmenté par rapport à il y a quatre ans, il n’y a pas de signe d’une participation élevée de la “classe ouvrière” ou de Républicains avec des revenus plus faibles», poursuit le statisticien:

«Cela ne veut pas dire que les électeurs de Trump sont contents de l’état actuel de l’économie. La plupart des Républicains dans chaque État ont dit être “très inquiets” de l’état de l’économie américaine, selon des sondages de sortie des urnes, et ces personnes ont plus de chances de voter pour Trump. Mais cette anxiété ne reflète pas forcément leur situation personnelle, qui, pour de nombreux électeurs de Trump, est relativement plutôt bonne.»

Nate Silver souligne par ailleurs que Bernie Sanders n’a pas totalement tort quand il affirme que «les pauvres ne votent pas», car «même la participation lors de la primaire démocrate penche vers un électorat plus riche que la moyenne».

Enfin, lorsque l’on se penche sur les diplômes de l’enseignement supérieur, on découvre que 44% des soutiens de Trump ont quitté la fac avec un diplôme, ce qui est plus faible que pour les supporters de Cruz (50%) et Kasich (64%), ses anciens adversaires. Mais c’est toujours plus que la moyenne américaine: 29% des Américains ont un diplôme du supérieur. «Expliquer la popularité de Trump n’est pas aussi simple qu’on a pu le penser», conclut de son côté Quartz.

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