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Cette famille décide seule de l'avenir des messages écrits dans le ciel

Repéré par Alexis Patri, mis à jour le 09.05.2016 à 13 h 03

Repéré sur Quartz

L'entreprise Skytypers règne en maître sur ce petit marché. À sa tête: la famille Stinis.

Œuvre de Skytypers pour une entreprise américaine | Jose Camões Silva via Flickr CC License by

Œuvre de Skytypers pour une entreprise américaine | Jose Camões Silva via Flickr CC License by

C'est un marché minuscule. Seuls cinq pilotes dans le monde sont suffisamment compétents pour faire de l'écriture de messages dans le ciel un métier à plein temps. Quartz s'est intéressé à l'acteur central de ce petit milieu, l'entreprise familiale Skytypers créée en 1979.

Greg Stinis incarne la troisième génération au sein de Skytypers. En décidant de la direction que prendra à l'avenir l'entreprise, il va définir le futur de toute cette activité poétique au niveau mondial. D'autant que les secrets techniques de l'écriture céleste sont bien gardés: malgré plusieurs demandes chaque année, son père Stephen n'a formé de toute sa carrière qu'une seule personne extérieure à son entreprise, un Français. 

 

Loin de l'image romantique des demandes en mariage, la famille gagne principalement sa vie en proposant des publicités aux entreprises américaines. Le fondateur Andy Stinis a ainsi débuté en 1932 en travaillant pour Pepsi. La campagne a couvert tout le pays et est entrée dans l'histoire des États-Unis.

Skytypers prospère grâce à une technique unique: les messages ne sont pas écrits pas de longues courbes qui prennent plusieurs minutes pour chaque lettre mais par un système de pointillés et le travail conjoint de cinq avions. Chaque lettre est aussi haute que l'Empire State Building et les messages peuvent courir sur huit kilomètres en étant rédigés en moins d'une minute. 

Greg Stinis veut accroître le travail avec les entreprises, au détriment des demandes en mariage encore régulièrement commandées, et développer des campagnes sur les réseaux sociaux pour faire davantage connaître Skytypers. Il cherche aussi à développer le dessin de logos détaillés dans le ciel et à créer une fumée qui brillerait dans la nuit. «Je peux regarder le passé de l'entreprise et me dire que c'est un art mourant. Ou je peux reprendre le flambeau et courir avec», explique-t-il. Geg Stinis a la chance d'arriver au bon moment: son père et son grand-père tente de développer une fumée colorée qu'ils puissent utiliser sans tacher les avions. Une entreprise française est sur le point de la leur livrer. 

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