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Et si l’incendie de Fort McMurray avait lieu en France?

Robin Panfili, mis à jour le 06.05.2016 à 17 h 55

Pour se rendre compte de l’ampleur de cette catastrophe qui touche le Canada, voilà la surface qu’elle représenterait si le feu démarrait dans des villes françaises.

Une simulation de l'incendie de Fort McMurray dans la région parisienne.

Une simulation de l'incendie de Fort McMurray dans la région parisienne.

La province d’Alberta, dans l’ouest du Canada, vit l’un des pires incendies de son histoire. Depuis le dimanche 1er mai, des feux incontrôlables ravagent la ville de Fort McMurray et sa région. Pour l’heure, près de 85.000 hectares ont été touchés et 100.000 personnes ont dû quitter leur domicile, rapporte CBC. Encerclée par les flammes, la ville de Fort McMurray a, elle, été vidée de ses habitants.

Pour venir en aide aux sinistrés, un pont aérien a été mis en place le 6 mai 2016 et les autorités ont prévenu les personnes évacuées qu’il faudrait se montrer patient avant de pouvoir retourner à Fort McMurray. «Je vais être très directe: [...] ce n’est simplement pas possible, ni responsable de spéculer sur le moment où les habitants pourraient rentrer», a indiqué Rachel Notley, la Première ministre de l’Alberta, dont la ville de Fort McMurray dépend. Les causes de l’incendie ne sont pas encore identifiées mais la piste d’un feu causé par l’homme n’est pas écartée, note le Huffington Post québécois.

À quoi ressemblerait une telle catastrophe sur le sol français? À partir des cartes réalisées par le magazine canadien Maclean’s et des données de la Nasa, nous avons reproduit la superficie de l’incendie sur plusieurs localités françaises. Les données sur lesquelles nous nous sommes appuyés datent du 5 mai 2016; il est donc possible que, depuis, l’étendue de la zone touchée par les flammes ait évolué. Cette carte –qui ne prend pas non plus en compte les reliefs ni la topographie des sols– est avant tout un moyen de se faire une idée de la proportion du drame, et non une cartographie millimétrée de l’incendie.

Paris

 

Bordeaux

 

Marseille

 

Ajaccio

 

Toulouse

 

Lyon

 

Lille

 

L’île d’Oléron

Plus qu’une simulation (les zones colorées en rouge que l’on aperçoit sur le continent, entre Rochefort et Marennes, ne seraient probablement pas touchées si un incendie comme celui de Fort McMurray avait lieu sur l’île d’Oléron, sauf si de forts vents parvenaient à propager le feu dans cette direction malgré la barrière naturelle de la mer), il s’agit ici de pouvoir comparer la surface de l’incendie de Fort McMurray à celle de l’île d’Oléron.

Robin Panfili
Robin Panfili (190 articles)
Journaliste à Slate.fr
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