Monde

Certains Républicains refusent toujours de se rallier à Donald Trump

Temps de lecture : 2 min

Et d'autres rejoignent le camp des Républicains de Vichy, ces soutiens tardifs au grand favori de la primaire.

Donald Trump le 27 avril 2016 à Washington DC. Brendan Smialowski / AFP
Donald Trump le 27 avril 2016 à Washington DC. Brendan Smialowski / AFP

Jamais Trump. Enfin presque. Alors que Ted Cruz vient de suspendre sa campagne ce 3 mai, Donald Trump a désormais la voie libre pour aller chercher l'investiture républicaine, lors de la convention, à Cleveland, en juillet prochain. Et certains Républicains qui avaient juré de ne jamais soutenir Trump ont déjà changé d'avis tandis que d'autres ne devraient pas tarder, prédit Slate.com.

En revanche, Ben Mathis-Liley assure que pour quelques membres du parti, Trump est et restera un «no-no». Il en a d'ailleurs fait une petite liste.

Le Super PAC #NeverTrump qui vise à empêcher une investiture du magnat de l'immobilier n'a pas encore abandonné:


Slate souligne que l'éditorialiste du Free Beacon, Lachlan Markey a déjà brûlé l'équivalent de sa carte d'électeur républicain.


Un autre du Washington Examiner s'est déjà supprimé des listes du parti.


L'ancien conseiller de John McCain, candidat républicain à la présidentielle 2008 (remportée par Obama), a déjà prêté allégeance à Hillary Clinton, tout comme le blogueur conservateur de RedState, Ben Howe, qui avait par ailleurs promis de lever des fonds pour Hillary si Trump était investi.


Meghan McCain, la fille de l'ancien candidat républicain, a promis que l'histoire se rappellerait de tous les Républicains qui décident soudainement de se rallier à Donald Trump:


Il y a un terme qui décrit d'ailleurs tous ces soutiens de la dernière minute: les Républicains de Vichy (la référence est assez explicite). Dans son podcast consacré uniquement à Donald Trump (Trumpcast), Jacob Weisberg, le président et directeur de la publication de Slate.com leur a d'ailleurs consacré un épisode:

«Quand on parle des Républicains de Vichy, on ne parle pas des fous furieux qui soutiennent Trump depuis le début: les Sarah Palin et les Ted Nugent et les Michael Savage. Eux sont des idiots, mais des idiots sincères. Non, on parle des lâches sans conscience morale, ceux qui sont censés avoir des principes conservateurs, mais qui finissent par lécher les bottes du futur dictateur.

Ce sont les gens qui savent, ou qui devraient savoir, que Trump est une menace, mais qui veulent seulement être du côté des vainqueurs. Je parle de Chris Christie, de Rupert Murdoch, et de Newt Gingrich. Ils sont pires que les vrais soutiens de Trump parce qu'ils le soutiennent par pure opportunisme. Regardez ce wagon, parce qu'au cours des prochains jours, il va accumuler beaucoup d'autres passagers.»

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