Allemagne / Histoire

En Pologne, des passionnés cherchent sans relâche les trésors des nazis

Temps de lecture : 2 min

Dans la Basse-Silésie, région au sud-ouest de la Pologne pendant longtemps allemande, un groupe amateur fait de la recherche des trésors nazis un passe-temps.

 Legs nazis | Valerie Everett via Flickr CC License by
Legs nazis | Valerie Everett via Flickr CC License by

Des anciens bunkers, des habitations abandonnées, des tunnels profondément enfoncés sous les montagnes, tout est susceptible d’être exploré par les chasseurs de trésors du groupe de recherche de la Basse-Silésie. The New Yorker nous emmène dans cette région longtemps occupée par les Allemands. Elle fut abandonnée à la hâte par les nazis à l’arrivée de l’Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les membres du groupe de recherche, surtout des hommes, passent leurs week-ends à étudier les cartes anciennes, visiter les archives historiques et lire les entretiens des survivants de la guerre à la recherche de nouveaux indices. «Il y a tellement de tunnels ici que personne ne peut savoir ce qu’on y trouve», explique Tomasz Jurek, le président de l’organisation.

Morceaux d'histoire

Quand les sources manquent, même les rumeurs et les légendes les plus farfelues sont prises au sérieux. On évoque, par exemple, le trésor d’Herbert Klose qui a travaillé en tant que fonctionnaire de police gradé dans la capitale régionale Wroclaw ou les tunnels encore dissimulés dans les profondeurs des montagnes de Owl. En 2015, des responsables polonais indiquaient ainsi être sur la trace d'un train nazi rempli d'or. Or, celui-ci n'existe probablement pas.

Andrzej Boczek fait partie des chasseurs du groupe qui ont fait le plus de découvertes. Au milieu de ses casques et autres croix nazis, il accorde de l’importance à chaque trouvaille. «Tous les objets trouvés sont précieux pour moi, avoue-t-il. Peu importe ce que c’est ou l’endroit où ils ont été découverts, chacun a sa propre histoire.»

Supersticieux, l’homme a toujours respecté les codes de son organisation. Il ne mène jamais de fouilles dans un cimetière ou dans une sépulture. En attendant de trouver de nouveaux legs de l'histoire, le groupe poursuit ses recherches, inlassablement. Simple petit objet abandonné ou découverte de grande valeur, seul l’appétit des fouilles guide ces mordus de trésors nazis.

Slate.fr

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