Monde

Son poing levé face à des néo-nazis devient le symbole de l'antiracisme en Suède

Repéré par Robin Panfili, mis à jour le 04.05.2016 à 14 h 15

Repéré sur Sveriges Radio, Daily Mail, The Local

Tess Asplund s'est opposée silencieusement à un cortège de 300 néo-nazis ce 1er mai. Un geste courageux largement partagé dans les médias et réseaux sociaux.

La photographie de Tess Asplund, le 1er mai 2016, à Borlänge en Suède | David Lagerlöf via Facebook

La photographie de Tess Asplund, le 1er mai 2016, à Borlänge en Suède | David Lagerlöf via Facebook

Le 1er mai 2016, dans la ville de Borlänge, dans le centre de la Suède, Tess Asplund, militante antiraciste de 42 ans originaire de Stockholm, s'est retrouvée face à un cortège de plusieurs centaines de personnes affiliées à l'organisation néo-nazie Nordiska Motståndsrörelsen (Mouvement de résistance nordique, en français).

En levant silencieusement son poing droit en signe de protestation pacifique, le geste de Tess Asplund s'est imposé comme un nouveau symbole emblématique de la lutte contre le racisme en Suède pour de nombreux internautes à travers le monde qui ont massivement fait circuler le cliché en ligne, explique le Daily Mail qui a publié plusieurs autres photos de cette scène.

 

«Je n'ai pas peur d'eux»

Présent sur les lieux, l'auteur de la photographie, David Lagerlöf, a raconté la scène sur sa page Facebook, saluant le courage de Tess Asplund:

«Une seule femme sort dans la rue et se trouve en face de l'organisation nazie la plus violente de Suède. D'un seul geste, elle soulève son poing et refuse de bouger. (...) En face d'elle, l'ensemble des leaders de l'organisation se rapprochent dans un silence solennel. Le regard de la femme rencontre celle de l'homme au milieu. Il y a alors une bataille de regard.»

Peu après que la scène ait eu lieu, Tess Asplund s'est exprimée sur une radio locale, P4 Dalarna. Celle qui se présente comme une militante antiraciste depuis vingt-six ans et habituée de ce genre de rassemblements explique ne pas avoir eu peur. «L'un d'entre eux m'a fixée dans les yeux, et je l'ai fixé en retour. Il n'a rien dit, je n'ai rien dit non plus, puis la police est rapidement venue m'évacuer.»

De nombreux internautes ont fait le lien entre cette photographie et un cliché du photographe Hans Runesson pris à Växjö en Suède, quelques années en arrière. Ce dernier –appelé «La vieille dame et son sac»– montrait une dame frapper avec son sac à main un militant néo-nazi en 1985, rappelle l'antenne suédoise de The Local.

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