Monde

Le Brésil construit un parc d’attractions érotique (où le sexe est interdit)

Temps de lecture : 2 min

ErotikaLand ouvrira en 2018.

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Parc d'attractions en Californie, le 25 mars 2016. JONATHAN LEIBSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Voilà un parc d’attractions qui ne proposera certainement pas de réductions enfants. Dans trois ans, à Piracicaba, à moins de deux heures de São Paulo au Brésil, un parc assez particulier va ouvrir ses portes: ErotikaLand. Comme son nom l’indique, son thème sera bien l’érotisme.

Il y a quelques mois, le site brésilien Veja São Paulo expliquait que le projet est ambitieux puisqu’il a demandé 80 millions de Reais (20 millions d'euros) d’investissements pour une surface de 150.000 mètres carrés. Et les visiteurs d’ErotikaLand ne risquent pas de s’ennuyer. Tout d’abord grâce au cinéma en 7D où «pendant la projection, les chaises et la salle traduisent les sentiments du film au public, comme la chaleur, le froid et les vibrations».

Il faudra aussi compter sur un train fantôme érotique, où des jeunes femmes et des jeunes hommes en petite tenue remplaceront les fantômes et les vampires. Les Brésiliens et les touristes du monde entier pourront aussi profiter d’une piscine nudiste, d’auto-tamponneuses en forme de parties génitales, d’un musée de l’érotisme, de sculptures évocatrices et bien sûr de sex-shops. Le tout pour 90 euros l’entrée.

«Ce n’est pas comme si l’on essayait de recréer Sodome et Gomorrhe»

Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, avoir des relations sexuelles dans le parc même est interdit. Il s’agit d’une réponse à une vive polémique au Brésil autour de la sexualité dans la société et de sa démonstration. Ce genre d’attractions a tout logiquement provoqué la colère de certains politiques locaux. Dans une interview, également accordée au journal Veja, Matheus Erler, membre du Parti socialiste chrétien qui dirige le conseil de la ville de Piracicaba, explique être inquiet de voir la débauche débarquer en masse: «Nous ne pouvons pas être connus comme la capitale du sexe.»

Le principal homme d’affaires en charge du projet, Mauro Morata, a de son côté tenté de rassurer les opposants au projet en rappelant notamment que le parc sera construit en dehors de la ville et qu’il y aura 250 emplois créés. Le New York Times écrit également sur son site: «les investisseurs derrière le parc expliquent que le parc fera la promotion d’une approche saine du sexe», notamment grâce au musée retraçant l’histoire de la sexualité et aux employés qui mettront en avant l’usage du préservatif. «Ce ne sera pas un lieu pour les nonnes, explique Mauro Morata au site, mais ce n’est pas comme si l’on essayait de recréer Sodome et Gomorrhe. Si les visiteurs veulent passer à l’étape supérieure, ils pourront aller dans un hôtel alentour, que nous allons gérer.»

Slate.fr

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