Monde

Le mouvement «Never Trump» n'avait aucune chance

Temps de lecture : 2 min

C'était écrit depuis des semaines, débordés par Trump, les Républicains allaient finir par rentrer dans le rang.

Ted Cruz, aux côtés de sa femme Heidi, suspend sa campagne après sa défaite dans l'Indiana, le 3 mai 2016. JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Ted Cruz, aux côtés de sa femme Heidi, suspend sa campagne après sa défaite dans l'Indiana, le 3 mai 2016. JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Au début du mois de mars, après les victoires de Donald Trump lors du Super Tuesday, je me suis rendu à la Conservative Political Action Conference (CPAC), un grand rendez-vous politique organisé par les conservateurs, en m'attendant à y trouver des Républicains pris d'un effort frénétique pour empêcher le colporteur aux petits doigts de prendre le contrôle de leur parti. Au lieu de ça, j'y ai découvert des conservateurs qui avaient commencé à se résigner à un triomphe de Trump, bien avant qu'il ne devienne inévitable.

Il était évident que «Never Trump» n'allait jamais se produire, malgré toutes les déclarations de partisans sur Twitter, les pétitions courageuses sur internet, et les éditos dans l'inébranlable National Review. Quand est venu le temps des épreuves, les Républicains étaient bien présents pour échouer.

Le discours de Ted Cruz, prononcé ce 3 mai, dans lequel il annonce la suspension de sa campagne nous donne une idée de comment ils vont tourner tout cela. Cruz a évoqué l'image de parents et de grand-parents regardant les feux d'artifice du 4 juillet [la fête nationale américaine] en compagnie de leurs enfant, tout en s'interrogeant sur le futur de la république.

«Nous serons à la hauteur des défis auxquels notre nation fait face sur la scène internationale, ou nous nous retirerons et nous recroquevillerons sur nous-mêmes, a-t-il indiqué. Nous garantirons la liberté de penser, la liberté d'expression, la liberté religieuse pour les futures générations, ou nous succomberons à la tyrannie du politiquement correct, la tentation de politiques raciales et à une balkanisation de l'Amérique. Nous nous accrocherons à nos valeurs fondatrices qui permettent de récompenser le talent, le travail, et l'industrie, ou nous continuerons à ouvrir un chemin au socialisme insidieux, qui incite à l'apathie et à la dépendance. Voici la responsabilité que nous devons porter dans l'histoire.»

Trump n'a pas été mentionné une seule fois, mais voilà le discours d'un homme prêt à unifier son parti contre la menace démocrate, même si cela signifie soutenir un candidat, qui, quelques heures auparavant, avait essayé de faire le lien entre son père et l'assassinat du président Kennedy. C'était le discours d'un homme qui veut que sa capitulation ait l'air noble. Nous allons en entendre beaucoup d'autres d'ici la fin de l'été.

Michelle Goldberg Journaliste à Slate.com

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