Culture

Arrêtez avec TGIF: passez au «Thank God it’s Monday, Tuesday, Wednesday, Thursday...»

Temps de lecture : 4 min

Plutôt que de gâcher votre week-end à trop sortir, sabotez votre semaine.

Finissez-en avec cette vision hyper-déprimante de la vie quotidienne qui confine le bonheur à 48 heures sur les 168 que dure la semaine | frankieleon via Flickr CC License by

Tous les vendredis c’est la même chose. L’après-midi n’a pas commencé que la moitié de votre répertoire célèbre déjà l’arrivée du week-end. Aussi crispants qu’une pub pour la Maaf, les TGIF («Thank God It’s Friday») sont devenus un rendez-vous à part entière des boloss du web, aussi incontournables que le Throwback Thursday. L’idée étant d’illustrer avec le plus de décalage possible sa joie à voir la semaine se terminer à grand renfort de gifs.

Et le lundi, ce sont les mêmes qui postent des statuts déprimés parce qu’ils vont devoir bosser pendant les cinq prochains jours.

Une vision hyper-déprimante de la vie quotidienne qui confine le bonheur à 48 heures sur les 168 que dure la semaine.

D’une, on avait zappé que vous faisiez partie des derniers mineurs de France (sinon, cette détestation de la semaine est vraiment exagérée), de deux on vous rappelle que, la semaine, c’est aussi le meilleur moment pour sortir sans vous cogner des hordes de dames en train d’enterrer leur lointaine vie de jeunes filles ou d’âmes errantes à la recherche de l’impossible saturday night fever. D’ailleurs, de plus en plus de restaurants hautement désirables, comme Tannat, Les Moussaillons, Papillon ou encore Mokonuts, ferment leur porte le week-end pour tout donner les autres jours. Et vous feriez bien d’en faire autant. Voilà votre agenda pour ne pas seulement «work, work, work, work, work», comme dirait Rihanna.

Lundi

Pour démarrer la semaine du bon pied, faites un stop chez Céréaliste (38, rue Quincampoix, Paris-IVe) pour prendre un petit-déjeuner (le repas le plus important de la journée, never forget). Ce premier bar à céréales parisien ouvert dès 8 heures du mat’ propose des bols de céréales à agrémenter de toppings (choco, fruits…).

À la pause déj’, allez glaner des idées et conseils déco auprès du duo de designers Hartô, dont le premier showroom-studio vient d’ouvrir (52, rue de Turbigo, Paris-IIIe, sur rendez-vous du lundi au vendredi, de 11 heures à 19 heures).

Envie de vous faire une toile dînatoire? Jean Imbert organise jusqu’au 30 juin, et seulement dans la semaine, son Cinéma Club MK2 au Palais de Tokyo (13, av. du président Wilson, Paris-XVIe). Au menu: des films –Les Affranchis, Buffet froid…– qui inspireront en direct sa cuisine.

Mardi

Si vous faites partie du million de voyageurs qui transitent par les gares parisiennes pour aller bosser, profitez-en pour choper votre déj’ du midi chez Ekiben. Stoppé en gare de Lyon, ce kiosque japonais éphémère, premier du genre à Paris, prépare sur place des bentos (boîte-repas) à emporter.

Si l’envie de vous dégourdir autre chose que les doigts sur le clavier de votre ordinateur vous prend, l’hôtel Les Jardins du Marais organise des cours de yoga dans sa cour abritée d’une verrière (15 euros la séance au 74, rue Amelot, Paris-XIe, de 10 heures à 21 heures).

Et si vous êtes turfiste dans l’âme, l’Hippodrome de Vincennes accueille ses soirées After Work avec courses nocturnes et cocktails (2, route de la Ferme, Paris-XIIe, du mardi au vendredi, jusqu’à juin, de 19 heures à 23 heures).

Mercredi

Calez-vous un cours de Dynamo Cycling qui ouvre son second studio en mai (79, rue de la Boétie, Paris-VIIIe). La formule ne change pas, puisqu’il y sera encore question de «rayonner» au rythme d’un DJ ou d’un batteur qui se produira deux fois par mois dans le cadre des sessions Dynamolive.

Le soir, embarquez à bord de L’Orient Express pour déguster un menu concocté par Yannick Alléno. Un voyage dépaysant et culinaire de trois heures (de 19h30 à 22h30, infos et réservations: orient-express.com) qui débutera à Cannes (du 3 au 23 mai), passera par Paris (du 1er juin au 16 juillet) pour finir à Bordeaux (du 20 au 30 juillet). On vous prévient, le prix du menu est aussi scandaleux que l’affaire Panama Papers (comptez 530 euros).

Pour une soirée plus détendue (pour vous et votre portefeuille), ralliez le Café Chérie (44, boulevard de la Villette, Paris-XIXe) qui organise chaque mercredi soir son Blind Test musical.

Jeudi

Pour fuir la cantine d’entreprise dont le décor est tout droit calqué sur celui de la «cafèt-han» d’Hélène et les Garçons, optez pour un déjeuner pro au Bas-Bar du Palais de Tokyo qui prend place sous l’œuvre suspendue de l’artiste Martin Soto Climent. L’occasion de lever les yeux au ciel –et d’alimenter le small talk avec votre interlocuteur (13, avenue du président-Wilson, Paris-XVIe, tous les jours sauf mardi, de midi à minuit, jusqu’au 11 septembre).

Et avant d’entamer la première vodka-Coca de la soirée La Jeudi (qui sera longue) –soirée itinérante dont la dernière a eu lieu le 12 mai au Bar à Bulles de la Machine du Moulin Rouge, à Paris–, optez pour un massage shiatsu au Pavillon des Canaux (39, quai de la Loire, Paris-XIXe, de 16 heures à 18 heures).

Vendredi

Programmez-vous une longue pause déjeuner au Réfectoire, à Marseille (9, quai du Lazaret) pour vous attaquer au baby-foot, jeux d’arcades et flippers du resto.

À l’heure de l’apéro (c’est bon, c’est vendredi, vous pouvez vous barrer plus tôt du boulot), atteignez le Rooftop R2 Marseille, au-dessus du Réfectoire (pratique), dont le toit-terrasse avec sa vue à 360 degrés sur la ville natale d’IAM et ses six containers bars et food accueillent tous les vendredis des lives sous le nom de code La Musicale.

Version plus #oklm à la Philharmonie de Paris (221, avenue Jean-Jaurès, Paris-XIXe), où vous pouvez profiter de la nocturne du vendredi (jusqu’à 22 heures) pour découvrir l’exposition «The Velvet Underground» avant de profiter tranquillement du week-end pour rester chez vous.

Déborah Malet Journaliste

Stylist Mode, culture, beauté, société.

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