Égalités

A-t-on vraiment besoin d’indiquer son sexe aux banquiers?

Temps de lecture : 2 min

Kaelin en a fait l'amère expérience: il est très compliqué de sortir des normes genrées avec les établissements financiers.

Binary | Zippidy Serendipity via Flickr CC License by
Binary | Zippidy Serendipity via Flickr CC License by

Kaelin est une personne qui ne correspond pas vraiment aux stéréotypes de genre. L’ado a fait son coming-out à sa famille il y a un an, et depuis, ils ne l’appellent plus par un pronom personnel classique: le «il» ou «elle» en anglais («he» ou «she») a fait place à un pluriel indéfini («their»). En France, les personnes «non-binaires», qui ne se reconnaissent pas dans la distribution binaire des genres, utilisent «ille», «iel/yel», ou «ol».

Mais depuis qu’«iel» a mis les deux pieds dans sa nouvelle vie, les obstacles se sont multipliés. L’un des plus importants étant de trouver une banque qui accepte de lui ouvrir un compte sans lui attribuer de sexe, rapporte le Buzzfeed américain.

«Qu’est-ce que cela peut bien leur faire?»

Pour cela, Keith Farnish est allé avec son enfant, Kaelin, de banque en banque. Ils ont tapé à la porte de la Co-operative Bank, qu’ils jugeaient «progressiste». Mais leurs espoirs ont été douchés: la banque a refusé de mettre «Mx» en lieu et place des classiques «Mr» ou «Mrs» (M. ou Mme en Français). Motif: le coût du changement de formulaire serait trop élevé.

«HSBC. Santander. Halifax. TSB. Et Lloyds. Chaque banque demande à ce que soit précisé le genre. Mais à quoi peut bien servir toute cette information? Qu’est-ce que cela peut bien leur faire, de savoir quel est notre genre? Il y a plein d’autres moyens de reconnaître une personne», se désole Keith Farnish.

Certains jugeront la demande de Kaelin égoïste ou excentrique. Mais pour son père, reconnaître le genre de chacun est une marque élémentaire d'attention.

«Une personne est une personne. Savoir si elle est hétérosexuelle ou homosexuelle, ou ce qu'elle a entre les jambes ne devrait pas poser de problème.»

Slate.fr

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