France

L'UMP cumule les problèmes

Slate.fr, mis à jour le 16.10.2009 à 12 h 52

Nicolas Sarkozy en Juillet 2007, Reuters

Nicolas Sarkozy en Juillet 2007, Reuters

Au gouvernement, seule Rama Yade admet que le climat est mauvais. Pour Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, souverainiste et ex-UMP, «Les Français ne supporteront bientôt plus le pouvoir sarkozyste».

D'abord il y a eu la taxe-carbone: une nouvelle taxe imposée par un gouvernement qui promettait la baisse de tous les prélévements obligatoires; puis il y a eu la suppression de la taxe professionnelle, ce «prélèvement représente une ressource financière de 22 milliards d'euros pour les collectivités territoriales» qui du coup se considèrent comme des bouc-émissaires.

La réforme des collectivités territoriales pose également problème. Ce remodelage en profondeur du paysage politique français pourrait signer la fin des départements et suscite des mécontentements à gauche comme à droite chez les élus. Même le bouclier fiscal pose désormais problème. «Un rapport de la commission des lois de l'Assemblée suggère d'ouvrir une brèche dans ce fameux bouclier, évoquant la situation exceptionnelle consécutive à la crise.» («Je ne toucherai pas au bouclier fiscal car je crois au principe selon lequel on ne peut prendre à quelqu'un plus de la moitié de ce qu'il gagne» a néanmoins rappelé Sarkozy vendredi ). Et puis les deux affaires les plus récentes: Frédéric Mitterrand avec la polémique autour de son livre, et Jean Sarkozy, avec la polémique autour de sa nomination à la présidence de l'EPAD.

Ces six dossiers mis en avant par LeMonde.fr se déroulent sur fond d'affaire Clearstream, souligne Le Parisien.fr. «C’est peu dire que depuis la rentrée, les électeurs de droite ont des raisons d’être grincheux.» S'ils approuvent un certain nombre de mesures, concède le quotidien, comme la fermeture de la jungle de Calais, l’ouverture des magasins le dimanche, le RSA pour les moins de 25 ans, ils sont très désorientés.

Un sondage réalisé par Le Parisien montre qu'une majorité des électeurs de droite (51 %) voient l'arrivée du fils Sarkozy à la tête de l'EPAD comme une «mauvaise chose». «L’idée du ministre d’ouverture Martin Hirsch consistant à récompenser par de l’argent les élèves daignant aller en cours fait bouillir le «peuple de droite», qui réprouve l’initiative, encore plus que l’ensemble des Français (69 % contre 67 %).»

En revanche, le sondage souligne que l'électorat de droite n'est pas le plus hostile au soutien apporté par le président à son ministre de la Culture. Le Parisien traduit ainsi le sondage: «les Français de droite ne veulent pas juger leurs dirigeants sur leurs comportements privés, mais sur leur action. C’est ainsi qu’une large majorité d’entre eux (62 %) approuve le soutien apporté par Sarkozy à Frédéric Mitterrand.»

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Image de Une: Nicolas Sarkozy en Juillet 2007, Reuters

 

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