Égalités

Pourquoi les femmes devraient assumer leurs cheveux gris

Temps de lecture : 2 min

Adieu les teintures pour masquer les cheveux blancs; bonjour la confiance en soi.

Non, une chevelure poivre et sel ne sied pas qu’aux hommes | rochelle hartman via Flickr CC License by

«Ça abîmait mes cheveux, me coûtait du temps et de l’argent –et je ne faisais plus croire à personne que j’avais encore 23 ans.» À 43 ans, Camilla Palmer a donc décidé d’en finir avec les colorations et de porter avec fierté ses cheveux grisonnants. Elle explique dans le Guardian pourquoi ce choix est aussi politique.

D’abord, parce qu’une chevelure poivre et sel ne sied pas qu’aux hommes. Jayne Mayled, fondatrice de la marque White Hot Hair de produits de soin pour cheveux blancs et gris, souligne qu’il est temps de changer cette mentalité: «Les hommes qui assument leurs cheveux gris sont traités comme s’ils avaient découvert un traitement du cancer. Ils deviennent splendides. Les femmes qui font de même ne suscitent pas les mêmes réactions. Nous sommes vues soit comme courageuses, soit comme folles.»

Industrie cosmétique

Porter les cheveux gris lorsque l’on est de sexe féminin n’est en rien un signe de laisser-aller. C’est ce qu’explique dans ce même article la journaliste Anne Kreamer, auteure de Going Gray: How to Embrace Your Authentic Self With Grace And Style (que l’on pourrait traduire par Grisonner: comment embrasser votre moi authentique avec grâce et style), qui dénonce les mythes entourant les cheveux gris. Qui dit cheveux blancs apparents ne dit pas forcément air vieillot, invisibilité, fin des cheveux longs et de votre carrière.

Ce discours, c’est celui de l’industrie cosmétique et, plus généralement, de la société. «Nous sommes toutes sous la coupe de l’industrie de la beauté, qui nous dit depuis des années que le blanc c’est mal», poursuit-elle. Une analyse que partage Caryn Franklin, chroniqueuse mode: «Nous avons été formées par les médias, les publicitaires et par nous-mêmes à croire que notre genre devait, en ce qui concerne l’apparence, en faire plus, consommer davantage. Nous avons été éduquées à avoir peur de devenir vieilles.»

Raison de plus pour Camilla Palmer, l’auteure de cet article, d’assumer la couleur blanche de ses cheveux pas seulement au niveau des racines : «Je veux que mes enfants voient ce à quoi ressemble une vraie femme d’une quarantaine d’années.»

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