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Le test de grossesse connecté, ce cauchemar pour notre vie privée

Repéré par Mélissa Bounoua, mis à jour le 26.04.2016 à 9 h 13

Repéré sur The Verge, Forbes

Au-delà de sa fiabilité, l’application Pregnancy Pro demande beaucoup (beaucoup) d’informations personnelles.

Image de communication de First Response Pregnancy Pro | DR

Image de communication de First Response Pregnancy Pro | DR

Une entreprise qui commercialise des tests de grossesse a décidé d’innover. Sachant qu’une majorité des clientes possèdent un smartphone, Church & Dwight a décidé d’adapter les produits First Response au marché et de proposer un test de grossesse, du nom de Pregnancy Pro, connecté aux téléphones de celles qui cherchent à savoir si elles sont enceintes.

Qu’est-ce cela change? Lorsqu’une femme fait un test (toujours en urinant sur un bâtonnet, rien n’a changé de ce côté-là), elle obtient les résultats sur son smartphone et non via une forme qui apparaît directement sur le bâtonnet qui a servi au test. Pour cela, il suffit de connecter en bluetooth le test à son téléphone. Et voilà qu’en attendant la réponse, pendant trois minutes environ, l’application se propose de vous divertir, note Forbes. Avec des exercices de respiration, des images d’animaux, des vidéos de relaxation, des quiz sur la fertilité et la fécondation...

Intimité

Le problème –nous vous en parlions déjà en janvier 2016 lors de la présentation du produit lors d’un salon aux États-Unis–, c’est que les données que vous consentez à partager avec des entreprises partenaires de Church & Dwight sont nombreuses. Avec la commercialisation de ce nouveau produit en ce mois d’avril, The Verge a cherché à savoir précisément de quelles données il s’agissait.

Résultat: c’est encore plus intrusif que ce vous pouviez imaginer. Voici ce qu’il faut accepter de partager, selon ce test fait avec l’appli Android par The Verge: votre numéro de téléphone (qui peut être appelé à l’envi); votre agenda (et toutes les informations liées aux événements, dont les adresses e-mail de participants à ces événements); vos contacts (et toutes les infos que vous avez sur eux); toutes les données de connexion...

C’est ainsi qu’en faisant l’un des tests les plus intimes de sa vie on est amené à partager quantité d’informations très personnelles. C’est beaucoup donner (et cher payé, jusqu’à 22 dollars) pour que les trois minutes d’attente passent plus vite.

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