Sarkozy: «A travers Jean, c'est moi qui suis visé»

Slate.fr, mis à jour le 16.10.2009 à 10 h 25

Il l'avait annoncé sur son Facebook. Nicolas Sarkozy allait donner une interview à un grand quotidien. Publication vendredi. Le site de ce grand quotidien s'est grillé la politesse en publiant sur le Net le-dit entretien. Le chef de l'Etat, interrogé par une grande partie de l'état-major du Figaro, a fait le tour des «polémiques du moment», de Jean Sarkozy à l'Epad Frédéric. Extraits.

Détérioration du climat politique? - «Il ne faut pas confondre le climat du milieu médiatique, qui est par construction politisé et agité avec la réalité de la société française qui attend du gouvernement qu'il apporte des solutions concrètes aux problèmes des Français : le chômage, la sécurité, l'éducation de leurs enfants, le pouvoir d'achat.»

Jean Sarkozy - Les 45 conseillers généraux des Hauts de Seine ont «tous le droit de postuler à un poste d'administrateur à l'Epad. Sauf un! Et pourquoi ne peut-il pas ? Parce qu'il est mon fils. La présidence de l'Epad, est un poste non rémunéré. Il ne s'agit donc pas d'une prébende. C'est une élection, il ne s'agit donc pas de népotisme. A travers cette polémique, qui est visé ? Ce n'est pas mon fils. C'est moi. Ceux qui ne se sont jamais faits à mon élection et qui n'ont rien à dire sur le fond essayent d'attaquer sur tous les sujets avec une mauvaise foi et une méchanceté qui ne trompera pas les Français.

L'affaire Clearstream et l'emploi du mot «coupables» - «Le mieux à faire est de laisser se dérouler ce procès, de faire confiance à la justice et de s'abstenir de tout commentaire. J'aurais été mieux inspiré de le faire dès le début.»

Taxe professionnelle - Malgré la polémique au sein même de sa majorité, le chef de l'Etat maintient que sa suppression reste à l'ordre du jour.  «Il faut supprimer la taxe professionnelle qui n'existe nulle part ailleurs en Europe. C'est une réforme difficile, qui suscite des inquiétudes dans les collectivités, mais elle est nécessaire. Une négociation s'est engagée avec les élus et je suis sûr que nous allons trouver des solutions. Mais, au même titre que l'Etat diminue ses effectifs, il va falloir que les collectivités corrigent des mauvaises habitudes: l'an dernier, leurs effectifs ont augmenté de 36 000 personnes, alors qu'aucun domaine de compétence nouveau ne leur a été transféré.»

[ire l'intégralité de l'entretien sur le Figaro.fr]

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