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Des rabbins déclarent le riz et le cannabis cachers pour la pâque juive

Temps de lecture : 2 min

Préparation pour Pessah à Bnei Brak près de Tel Aviv, en avril 2014.AFP PHOTO / JACK GUEZ
Préparation pour Pessah à Bnei Brak près de Tel Aviv, en avril 2014.AFP PHOTO / JACK GUEZ

Depuis le 13eme siècle, un décret religieux interdit aux juifs ashkénazes de manger du riz, des légumes secs et du maïs pendant la semaine de pessah, la pâque juive. Etrangement, le cannabis est aussi considéré comme faisant partie de ce groupe d'aliments traditionnellement interdits.

Or juste avant le début de pessah le 22 avril, un rabbin orthodoxe en Israël a déclaré que fumer ou manger du cannabis à usage thérapeutique était acceptable pour pâques. Dans une vidéo, on le voit sentir un peu de cannabis avant de déclarer que son odeur est «guérissante». La plante est ensuite bénie en direct.

Selon le Times of Israel, cette décision théologique était une réponse à une question de l'organisation israélienne pro-cannabis Siach qui voulait clarifier la situation.

Ce n'est pas le seul interdit à avoir été remis en question cette année. Une assemblée rabbinique du mouvement conservateur juif américain a aussi déclaré que les légumes secs et le riz seraient considérés comme cacher.

Interviewé par le Huffington Post, le rabbin Elliot Dorf explique que cette réforme est liée à la popularité des régimes végétariens, vegan et sans gluten aux Etats-Unis. Comme les aliments à base de certaines céréales sont interdits pendant la semaine de pessah, l'interdiction supplémentaire des légumes secs et du riz pouvait poser problème à certains.

Si ces aliments ont été bannis aux 13eme siècle, c'est probablement parce qu'à l'époque, le riz, les légumes secs et les céréales étaient souvent mélangés ensemble, et l'idée était peut-être d'éviter une consommation accidentelle de céréales pendant pâques.

L'autre raison mise en avant est que ce retournement correspond à l'évolution de la population juive aux Etats-Unis, qui s'est diversifiée ces dernières années, avec plus de sépharades, qui ne sont pas soumis aux mêmes interdits alimentaires.

Slate.fr

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