LGBTQ / Monde

Trump est-il le candidat républicain le plus gay friendly de l'histoire des Etats-Unis?

Temps de lecture : 2 min

Très conservateur sur bien des points, la position de Donald Trump est paradoxale sur les droits LGBT.

Donald Trump le 21 avril à New York. Spencer Platt/Getty Images/AFP
Donald Trump le 21 avril à New York. Spencer Platt/Getty Images/AFP

Jusqu'ici, la campagne de Donald Trump se distingue plutôt par son intolérance: le milliardaire républicain a multiplié les déclarations xénophobes et sexistes, et il est soutenu par des extrémistes nationalistes blancs. Mais en ce qui concerne les droits des personnes LGBT, son approche est en général plus progressiste que celle de la plupart des républicains.

Dans une interview sur la chaîne NBC le jeudi 21 avril, il a critiqué la nouvelle loi de Caroline du Nord qui interdit aux personnes transgenres de choisir d'aller dans les toilettes de leur choix.

Pour Trump, la loi est inutile car il y a eu très de plaintes dans ce domaine:

«Les gens utilisent les toilettes qu'ils jugent adéquates, et il n'y a pas de problème.»

En réponse à une question du journaliste de NBC, le candidat républicain a précisé que si Caitlyn Jenner, qui est transgenre, venait à la Trump Tower à New York, elle pourrait utiliser les toilettes de son choix.

Peu après, son rival Ted Cruz, qui représente la frange religieuse du parti républicain, a accusé Trump d'être devenu trop «politiquement correct», avant de déclarer:

«Des hommes adultes -des inconnus- ne doivent pas être seuls dans les toilettes avec des petites filles.»

L'approche plus ouverte de Trump sur les questions LGBT n'est pas nouvelle. Comme le rappelle un article du New York Times, à la fin des années 1980, Trump a fait plusieurs donations financières pour la lutte contre le sida, et sa résidence de Mar-a-Lago était devenue le premier club de la ville de Palm Beach ouvert aux couples gays.

Dans une interview pour le magazine gay The Advocate en 2000, il s'était déclaré en faveur d'un amendement de la loi de 1964 sur les droits civiques pour inclure une clause sur la non-discrimination en fonction de l'orientation sexuelle. Mitt Romney, le candidat républicain aux présidentielles de 2012, qui est plus modéré sur bien des questions, était en revanche opposé à ce genre de législation.

Gregory T. Angelo, un représentant du groupe républicain pro-LGBT Log Cabin Republicans, a déclaré au New York Times, que s'il obtient l'investiture du parti, Trump «sera le candidat républicain le plus gay-friendly de l'histoire».

Ceci dit, même s'il a par le passé soutenu des unions civiles entre personnes de même sexe, Trump est opposé au mariage gay. Mais comme le note le New York Times, il ne s'agit pas d'une question sur laquelle il insiste dans sa campagne, contrairement à des candidats religieux comme Ted Cruz.

Slate.fr

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