Histoire / Économie

Shakespeare aurait voté contre le Brexit, c'est certain

Temps de lecture : 2 min

Toute sa vie, l'auteur, dont on fête le 400e anniversaire de la mort, a combattu nationalisme et xénophobie.

Shakespeare, un europhile avant l'heure? (Montage photo) (Domaine public) | OpenClipartVectors via Pixabay License by

Shakespeare, dont on fêtera le 400e anniversaire de sa mort ce samedi 23 avril, doit se retourner dans sa tombe alors que le débat sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne est si disputé qu’un référendum est prévu le 23 juin.

Selon The Guardian, il y a fort à parier que, si le dramaturge était encore de ce monde, il voterait contre le Brexit. Encore aujourd’hui, ses écrits pourraient convaincre bien des eurosceptiques. Car bien avant que l’Union européenne existe, l’auteur a démontré au fil de sa vie son engagement contre le nationalisme et la xénophobie.

Shakespeare a été, par la force de son succès, amené à voyager en Europe, voire plus loin encore en Syrie et en Égypte, pour y jouer ses pièces de théâtre les plus fameuses. Certaines intrigues d'ailleurs se déroulent hors d'Angleterre. Et son écriture n'hésite pas à emprunter au français, au grec ou au latin quelques mots comme champion, incapable, torture ou compromise (compromis) qui appartiennent aujourd'hui à l'anglais.

Appel à la compassion

Aussi dans La Comédie des erreurs, il s’intéresse au cas des migrants de Syracuse qui se font chasser de la cité d’Éphèse. Et dans Conte d’hiver, il suit Perdita, abandonnée en Bohême, pour ne citer que deux exemples. Shakespeare n'hésite pas non plus à faire preuve de compassion avec Shylock, usurier juif dans le controversé Marchand de Venise: «Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas?», clame-t-il.

Enfin, l'auteur anglais a écrit sur la vie de Thomas More dans Sir Thomas More, dont le discours avait réussi à calmer les émeutes populaires de Londres du Evil May Day en 1517, durant lesquelles les citoyens anglais reprochèrent au roi d'accorder des privilèges indus aux étrangers. Dans ce texte que la British Library souhaite mettre en valeur, il demandait à ses concitoyens d'avoir plus de compassion pour les réfugiés. Une leçon d’humanité, de vivre-ensemble et d’altruisme.

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