Sciences / Santé

Pourquoi on a du mal à dormir quand on n’est pas chez soi

Temps de lecture : 2 min

Lorsqu’une personne dort dans un lieu nouveau pour la première fois, une partie de son hémisphère gauche est en alerte.

Insomnia / Jacob Stewart via Flickr CC License by.
Insomnia / Jacob Stewart via Flickr CC License by.

Il peut être difficile de bien dormir quand on est dans un environnement non familier, que ce soit une chambre d’hôtel ou chez des amis. Le phénomène était déjà bien connu des spécialistes du sommeil, mais une équipe de l’université de Brown, aux États-Unis, vient de montrer ce qui le sous-tend. Lorsqu’une personne dort dans un lieu nouveau pour la première fois, une partie de son hémisphère gauche reste active, rapporte Gizmodo.

Pour leur étude publiée dans la revue Current Biology, les chercheurs ont utilisé des techniques d’imagerie cérébrale afin d’analyser les cerveaux de trente-cinq participants endormis. Pendant la première nuit de sommeil, ils ont observé une asymétrie de l’activité du cerveau, un phénomène qu’ils ne retrouvaient pas lors des sessions suivantes.

La neuroimagerie a permis de mettre en évidence qu’il s’agissait d’une partie de l’hémisphère gauche associée à l’introspection qui restait active pendant la première nuit. Dans le laboratoire, les scientifiques ont émis des sons discrets près de chaque oreille des dormeurs cobayes. La première nuit, lorsque les bruits étaient diffusés vers l’oreille gauche, l’hémisphère gauche du cerveau réagissait fortement, et plus de gens se réveillaient. Alors que la deuxiène nuit, les deux hémisphères –droite et gauche– répondaient de façon similaire, et les participants avaient moins tendance à être réveillés.

Asymétrie de l’activité cérébrale

«Cet état mi-endormi-mi-éveillé est probablement un moyen de surveiller un environnement qui n’est pas familier», explique Masako Tamaki, une des coauteures de l’article.

Cette asymétrie de l’activité cérébrale –avec des zones qui restent partiellement actives pendant le sommeil– est présente chez certains animaux, notamment les dauphins, qui peuvent ainsi dormir tout en remontant occasionnellement à la surface pour prendre de l’air. C’est aussi un fonctionnement que l’on retrouve chez certains oiseaux migrateurs, qui peuvent ainsi voyager et dormir en même temps. Le cerveau humain a une forme simplifiée de cette capacité.

Cette caractéristique s’explique bien du point de vue de l’évolution: cet effet de la première nuit protégeait nos ancêtres lorsqu’ils vivaient dans un environnement où dormir n’était pas sans danger.

Slate.fr

Newsletters

Les machines de vote électronique ne sont toujours pas fiables, mais les maths peuvent arranger ça

Les machines de vote électronique ne sont toujours pas fiables, mais les maths peuvent arranger ça

900 millions d'Indiennes et d'Indiens ont un mois pour voter aux élections législatives, le tout sur des machines qui n'inspirent pas toujours confiance.

Et si les algorithmes remplaçaient les tests sur les animaux?

Et si les algorithmes remplaçaient les tests sur les animaux?

Les essais de produits chimiques sur les animaux pourraient bientôt faire partie du passé grâce à un algorithme développé par une équipe de recherche américaine.

Les squelettes de dinosaures s'arrachent partout, sauf en France

Les squelettes de dinosaures s'arrachent partout, sauf en France

Devant l’engouement des particuliers pour ces fossiles préhistoriques, nombre de paléontologues s’inquiètent de perdre la trace de ces trésors scientifiques.

Newsletters