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La moitié de ceux qui achètent des vinyles ne les écoutent pas

Repéré par Robin Panfili, mis à jour le 20.04.2016 à 12 h 06

Repéré sur BBC

Une étude démontre qu'en Grande-Bretagne, l'objet sert pour beaucoup uniquement de décoration.

Des bacs de vinyles chez Carnaby Records, un disquaire installé à Liège | Marc Wathieu via Flickr CC License by

Des bacs de vinyles chez Carnaby Records, un disquaire installé à Liège | Marc Wathieu via Flickr CC License by

Ce n'est plus secret. Depuis quelques années, le vinyle connaît un retour en grâce auquel l'industrie musicale ne s'attendait pas vraiment. Prenez, par exemple, les ventes records réalisées en 2015 aux États-Unis, qui n'avaient pas été aussi bonnes depuis... 1988. Mais, si les vinyles se vendent bien, dans quelle proportion sont-ils écoutés ou bien simplement conservés à titre de souvenir ou d'objet de collection?

La BBC a tenté de répondre à cette question grâce à une étude statistique menée par l'institut de sondage ICM. Parmi ceux qui ont acheté un (ou plusieurs) vinyle au cours du mois précédent –c'est-à-dire en mars 2016–, près de la moitié (48%) ne l'ont pas écouté une fois rentrés chez eux. Dans le détail, l'étude rapporte que 41% des personnes interrogées ne l'ont pas écouté, même si elles possédaient un tourne-disque. Mais également que 7% de ceux qui ont acheté un vinyle le mois dernier n'avaient aucun appareil (tourne-disque, platine vinyle) pour le jouer à la maison.

Un objet de collection

En tombant sur cette étude, une de mes collègues à Slate s'est clairement reconnue dans ce type de profil. Elle se souvient avoir acheté un vinyle de l'artiste Jimmy Whispers qui n'avait pressé le disque que dans ce format– tout en sachant qu'elle ne pourrait l'écouter chez elle, faute de posséder un tourne-disque à la maison. «Ça a un peu l'effet beau livre que tu n'ouvres jamais», résume-t-elle.

Délaissés à partir des années 1980, d'abord au profit des CDs puis des MP3, les vinyles figurent aujourd'hui comme un marché en progression constante. Des rééditions à l'émergence de nouveaux labels ou disquaires, en France, les ventes de vinyles représentent 2,3% du marché physique. Et cette progression s'observe depuis quatre années consécutives, selon le Syndicat national de l'édition phonographique. Alors, au final, peu importe que les gens écoutent les vinyles ou qu'ils se contentent de les collectionner. La bonne nouvelle, cela reste que les disques se vendent.

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