Boire & manger

Les Anglais mangent un repas sur deux tout seuls

Temps de lecture : 2 min

Outre-Manche, pour beaucoup, manger avec des collègues est quelque chose de rare.

Pour une personne sur cinq, manger un repas du soir avec d’autres personnes était même «un événement rare» | Guian Bolisay via Flickr CC License by

The Big Lunch, une association britannique encourageant les voisins à manger ensemble, a mené une étude auprès de 2.000 adultes anglais. Le résultat, c’est que, sur vingt-et-un repas hebdomadaires, dix sont en général pris en solitaire. En moyenne, il s’agit de quatre petits-déjeuners, quatre déjeuners et deux repas du soir. 21% des gens déclarent que leur «routine» de travail fait qu’ils dînent à une heure différente des autres membres de leur foyer.

Pour une personne sur cinq, manger un repas du soir avec d’autres personnes était même «un événement rare». Plus de la moitié des travailleurs interrogés mangeaient rarement, voire jamais, avec leurs collègues. Il arrive à 34% des participants de passer une semaine entière sans un seul repas partagé avec quelqu’un. Enfin, 69% des gens n’ont jamais mangé avec un voisin.

La recherche suggère que le risque est de s’isoler. Robin Dunbar, professeur de psychologie à l’Université d’Oxford, qui a collaboré avec The Big Lunch, explique:

«Prendre le temps de s’asseoir ensemble autour d’un repas aide à créer des liens sociaux qui ont à leur tour des effets profonds sur notre santé physique et mentale, notre bonheur et notre bien-être, et même notre sentiment d’avoir un but dans la vie.»

Mais le problème, dit Robin Dunbar, c’est que cette étude montre qu’au Royaume-Uni «nous devenons moins socialement engagés, avec presque 50% de repas pris sans compagnie chaque semaine. 70% des personnes interrogées ont répondu qu’elles ne se sentaient pas particulièrement engagées dans leur communauté locale, mais manger ensemble fait que les gens se sentent émotionnellement plus proches les uns des autres».

Comme Slate.fr le signalait en octobre, manger seul deviendrait en parallèle de plus en plus «socialement acceptable». Et d’autres études affirment tout de même que manger seul –pas toute le temps!– pourrait permettre au cerveau de se reposer et de repartir à neuf.

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