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Faire des enfants plus tard, c’est leur rendre service

Repéré par Thomas Messias, mis à jour le 19.04.2016 à 14 h 06

Repéré sur Science Daily

Naître d’une mère plus âgée permettrait d’être en meilleure santé (et ce n’est pas dû directement à son âge).

Avoir des enfants sur le tard serait un service à leur rendre | Sean McGrath via Flickr CC License by

Avoir des enfants sur le tard serait un service à leur rendre | Sean McGrath via Flickr CC License by

De vos parents à votre généraliste, tout le monde n’a cessé de vous répéter qu’il valait mieux ne pas attendre d’avoir 40 ans pour vous mettre à procréer. Risque important de fausse couche, probabilité plus élevée que l’enfant développe une anomalie chromosomique: la liste des conséquences négatives d’une grossesse tardive n’a cessé de s’allonger, nourrie par des études scientifiques souvent alarmantes. Une étude publiée le 12 avril 2016 et effectuée sur 1,5 million de Suédois vient cependant remettre les choses en perspective.

Selon cette étude menée par un institut allemand de recherche démographique, avoir des enfants sur le tard serait un service à leur rendre: naître d’une mère plus âgée permettrait d’être en meilleure santé et de mieux développer ses facultés intellectuelles. Les sujets étudiés seraient notamment plus grands, auraient de meilleures notes durant leur scolarité et seraient plus à même d’aller à l’université. Des bénéfices qui contrebalanceraient avec les risques cités précédemment.

Avancées sociales et médicales

La réalité, c’est que les avantages d’une naissance tardive ne sont pas directement dus à l’âge de la mère mais simplement au fait que les conditions de santé et le contexte social ne fait que s’améliorer au fur et à mesure des années. Autrement dit, une femme qui aurait un enfant à 20 ans puis un autre enfant à 40 permettrait tout simplement à ce dernier de bénéficier de vingt années supplémentaires d’évolution en matière de nutrition, d’avancées sociales et de recherches médicales. Dans cet exemple, les statistiques montrent qu’un enfant né vingt années plus tard que son aîné passerait au moins un an de plus que lui au sein du système éducatif.

«Les risques liés à une naissance sur le tard sont surpassés par les bénéfices que l’on peut en tirer, explique le directeur du Max Planck Institute for Demographic Research (situé à Rostock en Allemagne). Les parents n’entendent parler que des inconvénients d’une grossesse tardive mais ils ne sont pas conscients des effets positifs.»

Reste que les risques liés à la viabilité de la grossesse (fausse couche, prématurité, fertilité en berne) sont trop élevés pour que l’on puisse décemment conseiller à des femmes qui souhaiteraient avoir des enfants d’attendre le plus tard possible...

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