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Les cours supplémentaires, un truc de filles

Repéré par Thomas Messias, mis à jour le 19.04.2016 à 13 h 54

Repéré sur Education Economics

Pour les garçons, les cours supplémentaires sont contreproductifs; seules leurs camarades de sexe féminin semblent en tirer profit.

Les filles tendraient à se révéler lors des heures supplémentaires | amenclinicsphotos ac via Flickr CC License by

Les filles tendraient à se révéler lors des heures supplémentaires | amenclinicsphotos ac via Flickr CC License by

Nombreux sont les établissements qui, en plus du volume horaire imposé à tous leurs élèves, leur proposent des dispositifs supplémentaires à base d’aide aux devoirs ou de révisions dans certaines matières. Une étude publiée en janvier 2016 indique que ces heures offertes aux élèves permettent aux filles d’effectuer des progrès notables, tandis que les garçons n’en tireraient que des profits limités.

Se basant sur des cours supplémentaires données à de jeunes Italiens et Italiennes venus de plus de 300 écoles du pays, l’étude menée pour la revue Education Economics montre que, dans les deux disciplines proposées (mathématiques et italien), les filles auraient effectué des progrès réellement quantifiables, bénéficiant également d’un regain de confiance et de motivation pour l’avenir.

Mise en confiance

Chez les garçons, un phénomène différent s’est produit: suivre plus d’heures de cours d’italien les rendrait moins bons en mathématiques. D’étranges vases communicants qui s’accompagnent également d’une morosité croissante. Ce que l’étude semble démontrer, c’est que les filles semblent être capables de mener de front des études dans des domaines très différents et d’y gagner un certain épanouissement, tandis que, chez les garçons, une connaissance en chasserait une autre.

L’une des interprétations possibles de cette étude est que les filles, souvent éclipsées par les garçons pendant les cours de la semaine (en raison d’une différence flagrante de confiance en soi), tendraient soudain à se révéler lors des heures supplémentaires, au cours desquelles elles ont plus d’espace pour s’exprimer en raison des petits effectifs des groupes de travail. En revanche, les garçons tendraient à stagner, ne tirant aucun profit de ces heures en plus, et le prise de conscience de ce surplace contribuerait à leur mettre le moral dans les chaussettes. On ne répètera jamais assez que la mise en confiance des élèves joue un rôle primordial dans leur façon d’aborder leur scolarité et les enseignements proposés: cela passe notamment par une valorisation croissante des filles.

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