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Apple interdit six toxines dangereuses dans la fabrication de ses produits

Repéré par Emeline Amétis, mis à jour le 19.04.2016 à 14 h 36

Repéré sur Quartz

La multinationale à la pomme a publié un rapport de responsabilité environnementale. L’objectif: ne plus représenter un «risque intolérable» pour les consommateurs, les ouvriers ou l’environnement.

Qu’y a-t-il dans un iPhone? | Chris Isherwood via Flickr CC License by

Qu’y a-t-il dans un iPhone? | Chris Isherwood via Flickr CC License by

Après le benzène et le n-hexane, c’est au tour de six autres toxines dangereuses de faire leur entrée sur la liste noire d’Apple. 

La multinationale a régulièrement été pointée du doigt pour son indifférence supposée en matière d’environnement ou pour les conditions de travail dans ses usines, notamment en Chine, où «les explosions chimiques faisaient partie du quotidien de ses ouvriers» en 2012.

C’est après l’étude de plus de 10.000 composants qu’Apple a publié un rapport de responsabilité environnementale et s’est décidé à chercher des alternatives ou à interdire les toxines qui présentent un «risque intolérable» pour les consommateurs, les ouvriers ou l’environnement, comme le rapporte Quartz. Parmi lesquelles:

  • Les agents ignifuges bromés, des matières synthétiques dangereuses pour l’environnement que le monde entier –États-Unis mis à part– s’est refusé d’utiliser depuis 2013. Apple dit les avoir éliminés «de milliers de pièces», y compris de circuits électroniques, pour les remplacer par des hydroxides métalliques et des composés en phosphore, dits «plus sûrs».
  • L’arsenic, un élément chimique utilisé pour la fabrication d’écrans des produits Apple et surtout cancérigène. Selon l’entreprise, les écrans de la marque ne présentent plus de traces d’arsenic depuis 2008.
  • Le bérylllium, un métal certes «plus solide que l’acier et plus léger que l’aluminium», mais source de troubles pulmonaires pour les ouvriers. Quartz remarque par ailleurs que, si Apple déclare ne pas avoir eu recours au béryllium pour la fabrication de ses nouveaux produits, l’entreprise ne précise pas ce qu’elle entend exactement par «nouveaux»
  • Le mercure, qui ne fait déjà plus partie des composants des produits Apple depuis 2009, selon l’entreprise. Les lampes fluorescentes à base de mercure ont été remplacées par des LED. 
  • Le plomb, un danger qui, en plus d’être présent dans la peinture ou dans l’eau, l’était aussi dans les appareils électroniques. Apple dit l’avoir éliminé de ses écrans et de ses soudures depuis 2006.
  • Le PVC et les phtalates, des substances communément trouvées dans les cordons d’alimentation et les câbles d’écouteurs, selon Quartz, remplacées par des élastomères thermoplastiques qui ne contiennent ni brome, ni chlorine. Toutefois, la substitution n’a pas eu lieu en Inde ni en Corée du Sud, où Apple attend le feu vert des gouvernements respectifs. 

A priori, il n’y a donc plus de quoi tomber malade au simple contact de son téléphone ou de sa tablette.

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