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Trump fera baisser le niveau de la cuisine à la Maison Blanche

Repéré par Lucie de la Héronnière, mis à jour le 19.04.2016 à 11 h 51

Repéré sur Eater, The Washington Post, Vanity Fair

Le favori de la primaire républicaine n’est assurément pas un fin gourmet.

Mmm… meatloaf | jeffreyw via Flickr CC License by

Mmm… meatloaf | jeffreyw via Flickr CC License by

Si Donald Trump devient un jour président des États-Unis, «les steaks bien cuits et le fast-food seraient au menu du jour» à la Maison Blanche, déclare Eater. Selon le site, en plus des conséquences politiques, sociales et économiques d’une telle élection, il faut aussi penser à «la terrible réputation que le président Trump pourrait donner à la nourriture américaine»

La culture culinaire s’est «largement améliorée au cours des dernières décennies» et Trump pourrait gâcher cette image de progression. Pourquoi? D’abord, peut-être parce que ce fan de Big Mac commercialise sa propre marque de steaks, de vin et de vodka: des produits de qualité a priori assez douteuse.

Roland Mesnier, ex-chef pâtissier de la Maison Blanche, de Jimmy Carter à George W.Bush, explique à Vanity Fair que la Maison Blanche et ses cuisines seraient totalement différentes avec un président Trump. S’il était encore en poste, Roland Mesnier se sentirait «nerveux». Parce que Trump n’est pas connu pour être un fanatique de grande cuisine et parce qu’il pourrait craindre que le Républicain ne débarque avec du personnel de ses hôtels et ne licencie des employés de la Maison Blanche.

Régime alimentaire d’ado

Tom Sietsema, critique gastronomique au Washington Post, a quant à lui analysé les habitudes alimentaires de Donald Trump, qui semble adorer se nourrir avec des Oreos, du Coca light, des pâtes, des patates, du «meatloaf» (pain de viande), des Big Mac, des bonbons, de la glace à la vanille et à la cerise… Bref, il «mange comme un adolescent». Ceci dit, ce régime alimentaire est sûrement apprécié par des électeurs, qui se reconnaissent en lui, «avec quelques milliards de dollars en moins». Son fils en faisait ainsi un argument en janvier, en déclarant que son père «n’est pas le type qui met un smoking et mange du caviar. Il est le genre de gars à manger des burgers et des pizzas».

Toutes ces habitudes pourraient, selon Eater, «donner du crédit à l’inquiétude de Mesnier sur le fait que le favori Républicain baisserait le niveau de la cuisine à la Maison Blanche». La gastronomie peut pourtant être une composante importante de la diplomatie... 

Le candidat a aussi déclaré à CNN que la propreté des chaînes de restauration rapide les rendait attrayantes. Plus largement, pour Trump, «le goût et la nutrition passent au second plan, alors que la sécurité alimentaire est une priorité», écrit Sietsema. Ce qui n’est pas non plus très encourageant pour les efforts et actions réalisés ces dernières années par le gouvernement américain pour lutter contre l’obésité. 

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