Monde / Économie

Sarkozy à Brown: «Je t'aime, mais pas de manière sexuelle»

Temps de lecture : 2 min

Brown et Sarkozy à Londres, REUTERS/Toby Melville
Brown et Sarkozy à Londres, REUTERS/Toby Melville

Au détour d'un article du Financial Times sur l'heure de gloire de Gordon Brown, à l'époque où il avait été le pionnier des plans de sauvetage des banques, le quotidien révèle une discussion pour le moins étonnante entre Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique.

Le compliment plus que chaleureux du président français à son homologue est rapporté par Tom Fletcher, le secrétaire personnel de ce dernier: «Tu sais, Gordon, je ne devrais pas t'aimer. Tu es écossais, nous n'avons rien en commun et tu est un économiste. Mais, je ne sais pourquoi, je t'aime», avant d'ajouter furtivement «mais pas de manière sexuelle.»

Une preuve d'amour qui illustre l'état de grâce dans lequel se trouvait Gordon Brown en octobre dernier, il y a exactement un an, pour le quotidien de la City: «Gordon Brown était salué comme le sauveur du système banquier mondial. Le 14 octobre 2008, Hank Paulson, le secrétaire au Trésor américain de l'époque, annonçait un plan de sauvetage pour les banques américaines. L'Allemagne, l'Italie, la France et l'Espagne venaient d'en faire autant. Toutes ces initiatives avaient un point commun: elles ressemblaient beaucoup à celle annoncée une semaine plus tôt par le premier ministre britannique.»

Mais un an plus tard, la situation de Brown a bien changé: sa côte de popularité est au plus bas, les problèmes intérieurs se succèdent au Royaume-Uni et certains sondages suggèrent qu'il pourrait avoir à quitter son poste d'ici à l'été prochain. «On est loin de l'ambiance de l'année dernière, quant il était qualifié de super-héros ou appelé Flash Gordon» note le FT.

Les relations entre Sarkozy et Brown ont souvent été ambigües. En février dernier, le président français avait eu des propos assez durs envers la politique économique de Brown lors d'une interview télévisée. Des critiques qu'il avait rapidement tenu à nuancer dans un communiqué, déplorant la manière dont ses commentaires sur l'économie britannique ont été rapportés au Royaume-Uni» et rappelant «le rôle moteur que Gordon Brown a joué pour élaborer une réponse commune face à la crise».

[Lire l'article complet sur ft.com]

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Image de Une: Brown et Sarkozy à Londres, REUTERS/Toby Melville

Newsletters

Aux sources du terrorisme islamiste qui frappe la France

Aux sources du terrorisme islamiste qui frappe la France

Trois semaines après l'attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, l'assassinat de Samuel Paty, vendredi 16 octobre, a plongé la France dans l'effroi. La mort de ce professeur, tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet, a clivé le...

Donald Trump va-t-il perdre le vote ouvrier?

Donald Trump va-t-il perdre le vote ouvrier?

Artisan de la victoire de Donald Trump en 2016, l'électorat ouvrier de la région des Grands Lacs menace maintenant de le priver d'un second mandat. Entre réindustrialisation manquée et ravages de la pandémie, la Rust Belt va-t-elle rebasculer démocrate?

«Trump et l'enquête russe», un épisode majeur de sa présidence en BD

«Trump et l'enquête russe», un épisode majeur de sa présidence en BD

L'enquête russe débute en octobre 2016, un mois avant l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. À l'époque, une note du renseignement américain relate des soupçons d'ingérence de la Russie dans la campagne électorale américaine....

Newsletters