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Sarkozy à Brown: «Je t'aime, mais pas de manière sexuelle»

Slate.fr, mis à jour le 15.10.2009 à 12 h 14

Brown et Sarkozy à Londres, REUTERS/Toby Melville

Brown et Sarkozy à Londres, REUTERS/Toby Melville

Au détour d'un article du Financial Times sur l'heure de gloire de Gordon Brown, à l'époque où il avait été le pionnier des plans de sauvetage des banques, le quotidien révèle une discussion pour le moins étonnante entre Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique.

Le compliment plus que chaleureux du président français à son homologue est rapporté par Tom Fletcher, le secrétaire personnel de ce dernier: «Tu sais, Gordon, je ne devrais pas t'aimer. Tu es écossais, nous n'avons rien en commun et tu est un économiste. Mais, je ne sais pourquoi, je t'aime», avant d'ajouter furtivement «mais pas de manière sexuelle.»

Une preuve d'amour qui illustre l'état de grâce dans lequel se trouvait Gordon Brown en octobre dernier, il y a exactement un an, pour le quotidien de la City: «Gordon Brown était salué comme le sauveur du système banquier mondial. Le 14 octobre 2008, Hank Paulson, le secrétaire au Trésor américain de l'époque, annonçait un plan de sauvetage pour les banques américaines. L'Allemagne, l'Italie, la France et l'Espagne venaient d'en faire autant. Toutes ces initiatives avaient un point commun: elles ressemblaient beaucoup à celle annoncée une semaine plus tôt par le premier ministre britannique.»

Mais un an plus tard, la situation de Brown a bien changé: sa côte de popularité est au plus bas, les problèmes intérieurs se succèdent au Royaume-Uni et certains sondages suggèrent qu'il pourrait avoir à quitter son poste d'ici à l'été prochain. «On est loin de l'ambiance de l'année dernière, quant il était qualifié de super-héros ou appelé Flash Gordon» note le FT.

Les relations entre Sarkozy et Brown ont souvent été ambigües. En février dernier, le président français avait eu des propos assez durs envers la politique économique de Brown lors d'une interview télévisée. Des critiques qu'il avait rapidement tenu à nuancer dans un communiqué, déplorant  la manière dont ses commentaires sur l'économie britannique ont été rapportés au Royaume-Uni» et rappelant «le rôle moteur que Gordon Brown a joué pour élaborer une réponse commune face à la crise».

[Lire l'article complet sur ft.com]

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