Culture

Quinze ans après, le film «Bridget Jones» raconté par ceux qui l'ont fait

Repéré par Valentin Etancelin, mis à jour le 15.04.2016 à 8 h 52

Repéré sur Los Angeles Times, Vox

Elle fume trop, elle boit trop, elle est grossière. Et alors?

Image du film «Le journal de Bridget Jones» sorti en 2001 | Working Title Films

Image du film «Le journal de Bridget Jones» sorti en 2001 | Working Title Films

C'était il y a presque quinze ans. À quelques mois de la sortie d'un troisième volet cinématographique adapté des aventures de la célèbre héroïne de Helen Fielding, le Los Angeles Times a interrogé la réalisatrice, un producteur et des acteurs du Journal de Bridget Jones. Et selon eux, le film a amorcé l'émergence d'une nouvelle image de la femme dans les comédies romantiques: décomplexée, libre et qui s'assume. C’est ce qui a permis son succès. 

Un peu enrobée, elle porte des vêtements trop serrés et est carrément maladroite. Le personnage de Bridget Jones n'a rien à voir avec les mannequins qui défilent sur les podiums de la Fashion Week. En cela, le physique du personnage a marqué une rupture nette avec l’image traditionnelle —grande et mince— de l'héroïne de comédies romantiques. On est loin, physiquement et intellectuellement, du personnage joué par Andie MacDowell dans Quatre mariages et un enterrement, sorti au cinéma en 1994. 

Culottes oversize

Symbole d’espoir pour les femmes, le film a frappé fort «à un moment où la peur d'être célibataire était bien réelle», rappelle la réalisatrice Sharon Maguire au Los Angeles Times. 

«L’une des raisons de son succès ne tient pas seulement au fait qu’il s’agisse d’une comédie, mais également à ce qu'il réalise le souhait que, nous, filles rondes dans la trentaine, puissions être au goût de non pas un, mais bien deux hommes élégants.»

Elle fume trop, elle boit trop et est trop gourmande. Et alors? Le succès d’un tel personnage féminin tient à sa familiarité. L’impression de se reconnaître en elle? Sans doute puisqu'il y a une bonne dose de réalité dans cette trentenaire célibataire. Bridget Jones n’est pas vaniteuse, elle est maladroite, parfois grossière, naturelle en somme.

À quoi il faut ajouter les célèbres culottes oversize de Bridget Jones. «Je n’ai jamais eu à répondre à autant de questions sur les sous-vêtements», raconte Renée Zellweger. Quelques clichés sont ainsi démontés par le film. Certains hommes découvrent alors que de nombreuses femmes portent des dessous similaires à ceux de Bridget Jones, venant démystifier l'idée selon laquelle toutes enfilent quotidiennement une lingerie affriolante. 

Même pour l'actrice, jouer ce personnage décomplexé a semble-t-il fait son effet: 

«Je n’avais jamais eu de problème avec mes verrues en privé, mais avoir joué un personnage qui vit sa vie de manière très publique m'a aussi fait changer.»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte