Monde

Terrorisme francophone, implant cérébral, dîner en solitaire: les sept liens capitaux du jeudi 14 avril

Repéré par Charlotte Pudlowski, mis à jour le 14.04.2016 à 8 h 55

Repéré sur Foreign Affairs, Slate.com, Bibliobs, Gizmodo, The Guardian

Vous ne pouvez pas commencer votre journée sans ces sept liens.

Le restaurant Eenmaal est le premier à avoir proposé uniquement des tables pour une personne. Marina Van Goor

Le restaurant Eenmaal est le premier à avoir proposé uniquement des tables pour une personne. Marina Van Goor

Comment un tétraplégique peut-il retrouver l'usage de son bras et jouer à Guitar Hero? Grâce à un implant dans le cerveau explique Gizmodo. «Il y a six ans alors qu'il était en vacances avec ses amis, Ian Burkhart a subi un accident qui l'a laissé paralysé depuis les épaules jusqu'en bas de son corps. Un nouveau système lui permet désormais de faire des mouvements complexes avec sa main et ses doigts, faisant de lui la première personne de l'histoire à retoruver des fonctions grâce à des signaux envoyés depuis son cerveau». S'il n'a pas retrouvé l'usage total de ses bras, il peut, outre jouer à Guitar Hero, saisir des objets, verser de l'eau dans un verre, ou faire glisser une carte bancaire dans un terminal. 

Le monde francophone favorise-t-il la radicalisation? Dans un article publié fin mars, deux chercheurs de la Brookings Institution, un think tank libéral américain, expliquaient avoir lancé un projet pour déterminer quels facteurs prédisaient le mieux le taux de radicalisation sunnite d'un pays. Le «meilleur indicateur» de radicalisation d'un combattant étranger présent en Syrie se révélait être la francophonie: «aussi bizarre que cela puisse paraître, quatre des cinq pays dont les taux de radicalisation sont les plus élevés sont francophones». Ce que les auteurs ne liaient pas à la politique coloniale longtemps menée par la France mais au système français «de développement économique et politique».

Dans une réponse publiée cette semaine, un diplomate français, Olivier Decottignies, estime que cette thèse méconnaît complètement la diversité du monde francophone. Et que l'article expliqué plus haut illustre un problème important: celui de l'écueil de la data dans l'analyse du terrorisme. 

Le psychiatre Boris Cyrulnik publie un nouvel ouvrage: Ivres paradis, bonheurs héroïques et a accordé à cette occasion un entretien à l’Obs. On lit notamment: 

«Ce sont des gogos de l’islam, les Merah, les Coulibaly… Ils se font escroquer comme quand on entre dans une secte. Eux qui se disent «révolutionnaires» ou «bras armé de Dieu» ne sont que des pantins déculturés. Que le cerveau soit altéré par une maladie ou par un appauvrissement du milieu culturel, les effets relationnels sont les mêmes. Incapables de ne pas passer à l’acte, ils ne parviennent pas à prendre le recul nécessaire à la réflexion. Ils sont ainsi des proies faciles pour un chef totalitaire qui cherche à imposer sa loi. Il suffit de leur faire croire qu’ils seront héroïsés et vivront auprès de Dieu après leur mort. C’est ainsi qu’on fabrique des gogos armés.»

Il faut en finir avec le débat sur les désavantages d'une éducation par des parents de même sexe. Ce mois-ci rapporte Slate.com, le Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics a publié une nouvelle étude comparant les enfants issus de couples de même sexe aux enfants élevés par des parents de deux sexes différents. «Les auteurs n'ont trouvé "aucune différence" pour la santé des enfants», ce qui confirme ce qui était déjà l'opinion quasi unanime. 

Comment les primaires se sont installées dans la vie politique française? Petit historique du Monde.fr: «débattues à gauche, accueillies par un flot de candidatures à droite et proposées à de simples citoyens, les primaires se généralisent en France. Si le processus a été mis sur le devant de la scène politique par les socialistes en 2011, l’idée a émergé il y a plus de quinze ans.»

Comment sont fixés les prix des billets d'avion? Le journal Les Echos a enquêté sur ce système mystérieux: «Les tarifs aériens dépendent avant tout de la concurrence et des forces en présence sur une ligne, plutôt que des simples coûts fixes ou variables d’une compagnie».

Aimez-vous dîner seul? «Le mâchage en solo n'est jamais un signe d'échec social», selon le Guardian, qui consacre une tribune à faire l'apologie des repas au restaurant en solitaire. «C'est la preuve que vous avez une perception de vous-même assez forte pour pouvoir apprécier les plaisirs les plus banals, les plus essentiels de la vie, en votre propre compagnie. Cela montre votre confiance en vous». Déjà en 2015 nous vous le disions: il n'y a aucune honte à dîner seul au restaurant.

 
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