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Votre bracelet connecté peut vous sauver la vie

Repéré par Peggy Sastre, mis à jour le 14.04.2016 à 10 h 07

Repéré sur Annals of Emergency Medicine, American College of Emergency Physicians, Ars Technica

Grâce aux données de son Fitbit, des médecins ont pu poser le bon diagnostic sur les troubles cardiaques d'un Américain de 42 ans – et lui proposer le bon traitement

ANGELA WEISS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

ANGELA WEISS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Un bracelet connecté, ça peut surveiller votre sommeil et vous réveiller en phase avec votre biorythme, vous rappeler de vous bouger si vous êtes depuis trop longtemps affalé sur votre canapé noyé dans les chips ET ça peut aussi vous sauver la vie. C'est ce que prouve l'histoire de cet Américain de 42 ans débarquant aux urgences après une crise d'épilepsie et un palpitant totalement anarchique. 

L'histoire est détaillée dans une étude de cas publiée début avril sur le site des Annals of Emergency Medicine –la première de l'histoire de la médecine à prouver l'intérêt clinique du quantified self.

Symptômes complexes

Si le patient n'en était pas à son premier épisode convulsif –il était traité par un antiépileptique, dont il avait oublié sa dose matinale–, il ne présentait aucun antécédent permettant de comprendre sa fibrillation atriale.

Le traitement recommandé pour ce genre d'arythmie cardiaque, c'est la cardioversion électrique. Sauf que pour poser le bon diagnostic –et être soigné de manière adéquate–, il faut que le cœur ait commencé à battre de l'aile quelque part au cours des 48 heures précédentes. 

Le problème: à part une petite déprime et quelques vertiges dus à sa crise d'épilepsie, le patient n'avait pas le moindre symptôme permettant de se prononcer sur l'origine de son souci cardiaque. De fait, après l'administration d'un antiarythmique bradycardisant –le diltiazem– son pouls était revenu à la normale une demi-heure après son admission.

Rythme cardiaque

Et c'est là que le Fitbit Charge HR qu'il portait au poignet et l'application associée qu'il avait téléchargée sur son smartphone se révélèrent fort utiles. L'analyse des données allait indiquer «un pouls de base oscillant entre 70 et 80 battements/minute, avec une augmentation immédiate et persistante entre 140 et 160 bpm au moment approximatif de la crise du patient», précisent les chercheurs dans leur étude.

Grâce à ces informations, les urgentistes ont pu prouver que l'arythmie avait été causée par la crise d'épilepsie, ce qui justifiait le traitement par cardioversion et allait permettre de remettre le cœur du malade sur le droit chemin.

«Tous les capteurs d'activité ne mesurent pas le rythme cardiaque, mais c'est cette fonction qui est la plus précieuse pour les professionnels de santé», commente Alfred Sacchetti, l'un des co-auteurs de l'étude.

«À l'heure actuelle, ajoute-t-il, les capteurs d'activité ne sont pas des dispositifs médicaux homologués et l'usage de leurs informations à des fins de prise de décision médicale est laissé à la seule discrétion des praticiens. Cependant, l'utilisation de plus en plus courante de ce type d'appareil est susceptible d'offrir aux médecins urgentistes des informations cliniques objectives sur l'état du patient avant son arrivée à l'hôpital.». 

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