Monde

Daech est en baisse de popularité parmi les jeunes du monde arabe

Repéré par Claire Levenson, mis à jour le 13.04.2016 à 10 h 26

Repéré sur Washington Post

Les jeunes arabes sont inquiets face à la montée de Daech mais aussi désabusés par les Printemps arabes.

Des soldats syriens mettent le feu à un drapeau de l’État islamique le 4 avril 2016 | JOSEPH EID/AFP

Des soldats syriens mettent le feu à un drapeau de l’État islamique le 4 avril 2016 | JOSEPH EID/AFP

Les jeunes du monde arabe sont de plus en plus nombreux à rejeter Daech: 78% d’entre eux ont déclaré qu’ils refuseraient de soutenir l’État islamique même si le groupe renonçait à la violence. En 2015, ils n’étaient que 60% à défendre cette opinion. Ces résultats viennent d’un sondage effectué par l’agence de relations publiques Asda’a Burson-Marsteller sur 3.500 jeunes de 18 à 24 ans venant de seize pays, dont l’Irak, l’Égypte, le Maroc et plusieurs pays du Golfe, rapporte le Washington Post

Pour la moitié des participants au sondage, Daech était le problème numéro un au Moyen-Orient (devant le terrorisme et le chômage) et les trois quarts ont déclaré qu’ils pensaient que le groupe ne parviendrait pas à établir un caliphat islamique en Irak et en Syrie. «Le soutien tacite pour le groupe militant est en baisse», conclut l’étude.

Soixante-dix-sept pour cent des jeunes interviewés ont également dit qu’ils étaient inquiets face à l’ascension de Daech dans la région. Quant aux raisons pour lesquelles les jeunes rejoignent l’organisation djihadiste, 24% des sondés ont répondu que c’était à cause du chômage et du manque d’opportunités et 18% pour des raisons plus strictement religieuses.

Stabilité d’un pays

Les entretiens ont aussi révélé la désillusion des jeunes face aux révoltes du Printemps arabe. En 2012, environ un an après le début de ces mouvements, 72% des sondés disaient que les conditions de vie s’étaient améliorées après les révoltes. En 2016, ce taux est tombé à 36%.

La majorité d’entre eux (53%) pensent actuellement que maintenir la stabilité d’un pays est plus important que de promouvoir la démocratie, alors qu’en 2011 92% des jeunes interviewés disaient que vivre dans une démocratie était leur vœu le plus cher.

Pour la cinquième année consécutive, les Émirats arabes unis, qui ne sont pas une démocratie, ont été choisis par le plus grand nombre de jeunes arabes comme pays dans lequel ils préféreraient vivre. La deuxième destination idéale (pour 15% des sondés) était les États-Unis.

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