Boire & manger

Pourquoi le croissant australien n’est pas meilleur que le croissant français

Repéré par Valentin Etancelin, mis à jour le 13.04.2016 à 12 h 50

Repéré sur The New York Times, Wall Street Journal, Munchies, Lucky Peach

Un journaliste américain veut nous faire croire que la viennoiserie française a été détrônée par une version melbournienne.

Croissants | Bergemot via Flickr CC License By

Croissants | Bergemot via Flickr CC License By

Oliver Strand, journaliste au New York Times, a été conquis par sa dégustation d’un croissant à la Lune Croissanterie, une boulangerie à Melbourne, en Australie. Au point qu’il se demande si ce n’est pas l’endroit sur la planète où l’on peut déguster «le meilleur croissant du monde». Sauf que le journaliste se fourvoie. Le croissant de Kate Reid, ladite boulangère, est tout simplement un croissant français.

La raison? Elle a étudié l’art de la pâtisserie et de la viennoiserie françaises au sein de l’établissement Du Pain et des Idées, une des meilleurs boulangeries de la capitale, située dans le Xe arrondissement de Paris. Ses nouveaux savoirs culinaires en poche, elle est rentrée chez elle, en Australie, où elle a ouvert son propre commerce en 2013. Elle y vend de parfaites répliques du croissant qui continue de faire la gloire de la boulangerie française où elle a été formée. 

 

Il ne faudrait pas non plus omettre l’affront que commet Kate Reid en fourrant ses croissants. À trop vouloir se l’approprier, les boulangers étrangers s’éloignent souvent de la recette de base, en y ajoutant leurs ingrédients préférés, du chocolat à la charcuterie –comme sur la photo ci-dessous, où le croissant est rempli de gruyère et de jambon. 

 

C’est sans doute cet aspect des croissants de la Lune Croissanterie qui plaît tant au journaliste du New York Times, quand on sait à quel point les Anglo-Saxons raffolent de la rencontre du salé et du sucré au petit-déjeuner.

Rassurez-vous: nous n’assistons donc pas à l’agonie du (vrai) croissant français. Déjà parce que, à 35 dollars l’assortiment de trois croissants (classique, sucré, salé), pas sûr qu’on aille se fournir à Melbourne tous les dimanches matin –même si, en bonus, Kate Reid propose également des kouign-amanns, de quoi faire jaser jusqu’en Bretagne. Et surtout parce que, entre balades dans la capitale française pour découvrir les meilleurs adresses et petits conseils pour le déguster, le croissant n’a toujours pas fini de faire saliver les amateurs de viennoiseries. Même s’il faut rappeler qu’il a été importé d’Autriche –d’où le nom de viennoiseries–, rappelle Lucky Peach dans un historique du croissant.

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