Boire & manger

Et si on mangeait des poissons invasifs pour préserver la biodiversité?

Repéré par Léo Roynette, mis à jour le 11.04.2016 à 15 h 07

Repéré sur The Atlantic, Civil Eats

Le poisson-lion est venimeux mais n’en reste pas moins un excellent choix alimentaire.

Grâce à ses longues épines venimeuses, le pterois dissuade tout prédateur de l'attaquer | Jens Petersen via Wikimedia Commons License by

Grâce à ses longues épines venimeuses, le pterois dissuade tout prédateur de l'attaquer | Jens Petersen via Wikimedia Commons License by

Au restaurant, plutôt que de commander du saumon ou de la sole, oseriez-vous manger du poisson-lion, ce poisson des Caraïbes aux longues épines venimeuses? Pour préserver la biodiversité marine, des restaurants pourraient en effet décider de faire entrer dans leurs menus certaines espèces qui ne connaissent pas de prédateurs et menacent leur écosystème.

Seafood Watch, organisation qui recense les poissons qui ne répondent pas aux critères d’une pêche durable, présente dans un rapport publié en octobre 2015 le poisson-lion comme un excellent choix alimentaire, signale un article du magazine The Atlantic. Car ce poisson invasif, dont la population ne cesse de croître, a un impact négatif sur les fonds marins et les récifs coraliens, comme l’ont souligné l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) et une étude publiée dans la revue Plos One.

Consommateurs

Si l’entreprise américaine de distribution alimentaire Whole Foods avait confié à NPR en 2011 son scepticisme quant à l’existence d’un réel marché de consommateurs de poisson-lion, elle s’est ravisée en 2016 en affirmant auprès du site Civil Eats que ce poisson se retrouverait sur les étals de ses magasins dans les six mois.

Certains restaurants pourraient eux aussi se laisser tenter par l’expérience, comme l’a déjà fait Norman’s Cay, établissement new-yorkais de spécialités caribéennes ouvert en 2013. Reste encore à développer la pêche de ce poisson venimeux et à former les marins à sa prise.

Ces initiatives alimentaires novatrices ne se limitent pas aux océans. En 2009 en Australie, des scientifiques avaient encouragé les habitants à la consommation de kangourou en lieu et place de celle du mouton et du bœuf, dont les pets contribuent au réchauffement climatique –les vaches françaises émettent autant de gaz en un an que 15 millions de voitures! Grâce à une période de gestation très courte, les 40 millions de kangourous du territoire représentent une alternative crédible en matière  de consommation de viande. 

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