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Pourquoi la réalité virtuelle n'a pas d'odeur

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 11.04.2016 à 12 h 41

Repéré sur MIT Technology Review

Un chercheur veut réaliser un test de Turing de l'odeur artificielle.

Au salon MIPTV à Cannes, le 5 avril 2016 | VALERY HACHE/AFP

La réalité virtuelle a fait des progrès stupéfiants dans les domaines de l’image et du son. On peut désormais évoluer dans un monde virtuel convaincant, même si certains sens ont été laissés en bord de route: c’est le cas du goût, du toucher et surtout de l’odorat.

Reproduire les sensations olfactives est un défi que personne n’a jusqu’à présent relevé, rappelle la MIT Technology Review. Un chercheur israélien, David Harel, s’attache à combler cette lacune. Comme il l’explique, la reproduction des stimuli visuels avec la photographie et sonores avec le téléphone a donné des résultats plutôt convaincants dès leur développement précoce au XIXe siècle. Avec l’odeur, rien de tel, car reproduire artificiellement des odeurs est un défi bien plus complexe.

Renifleur et diffuseur

Pour égaler la génération d’images ou de sons, un reproducteur d’odeurs inclurait trois éléments. Un «renifleur», pour numériser une odeur. Un «diffuseur», appareil qui diffuserait l’odeur requise à des doses adaptées à partir d’un mélange de senteurs et, enfin, une interface pour relier les deux.

Et comme il est quasiment impossible de décrire les odeurs avec des mots –mis à part dans les cours d’œnologie, et encore– le chercheur propose une sorte de test de Turing de l’odeur virtuelle pour valider son efficacité. Le test de Turing a été inventé pour vérifier si un humain était capable de distinguer un semblable d’une intelligence artificielle lors d’un échange de message écrits. Dans sa version olfactive, le test associerait une vidéo du lieu où l’odeur a été recueillie à une odeur artificielle diffusée pendant que le sujet testé regarde ces images. Il devrait alors dire si ce qu’il sent lui semble «réel»…

Malgré quelques tentatives régulièrement réitérées depuis l’invention du Smell-O-Vision, machine qui diffusait trente odeurs lors de la projection d’un film, l’odorat virtuel n’a jamais vraiment décollé.

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