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Le FBI veut bien dévoiler sa méthode pour déverrouiller un iPhone à des sénateurs (mais toujours pas à Apple)

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 07.04.2016 à 17 h 57

Repéré sur The Verge, CNET

Les autorités américaines ne comptent pas mettre Apple dans la confidence.

Un iPhone devant le siège du FBI, le 23 février 2016, à Washington, DC | CHIP SOMODEVILLA/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Un iPhone devant le siège du FBI, le 23 février 2016, à Washington, DC | CHIP SOMODEVILLA/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Le FBI n’a toujours pas prévu d’expliquer à Apple comment il a réussi à déverrouiller l’iPhone de Syed Farook, l’un des auteurs des attentats de San Bernardino, mais l’agence fédérale n’a visiblement pas les mêmes scrupules avec tout le monde. La sénatrice démocrate Dianne Feinstein a découvert comment le FBI a pu rentrer dans l’iPhone du terroriste et le sénateur républicain Richard Burr devrait être mis dans la confidence dans les jours qui arrivent, raconte The Verge.

Pourquoi ces deux personnes spécifiquement? Eh bien, CNET souligne que Dianne Feinstein est la vice-présidente du comité du Sénat sur le renseignement et «l’une des défenseuses d’un projet de loi qui ferait en sorte que le gouvernement puisse accéder aux données chiffrées. Pour Feinstein, le chiffrement, est “le talon d’Achille d’internet”». Quant à Richard Burr, il soutient également le projet de loi et il est le président du comité du Sénat sur le renseignement. Ce sont donc des sénateurs qui ne sont pas nécessairement les plus gros défenseurs du chiffrement.

Garder le secret

Comme le rappelle The Verge, «ces divulgations interviennent au milieu de nombreux appels –particulièrement de groupes liés aux technologies et à la défense de la vie privée– pour que l’on sache comment le FBI a réussi à pénétrer dans le smartphone. Peu importe la façon dont la méthode du FBI fonctionne: être capable de déverrouiller un iPhone sans connaître la combinaison représente une percée importante dans les mesures de sécurité d’Apple, et une percée qu’Apple aimerait bien corriger si ça n’a pas déjà été fait. Dans le même temps, les autorités sont incitées à garder cette méthode secrète, afin de pouvoir l’utiliser dans d’autres cas».

 

James Comey, le directeur du FBI a néanmoins précisé que cette méthode ne fonctionnait pas avec un iPhone 5s ou les iPhones 6. Dans un autre article, The Verge souligne que le fait que l’étendue de cette méthode est si limité qu’il serait alors encore «moins probable que le FBI souhaite dévoiler le bug qui lui permet de s’introduire dans les iPhones 5c. [...] Alors qu’il s’adressait au public, Comey était confiant que le FBI parvienne à garder cette méthode secrète si besoin est». Et de conclure en citant James Comey:

«Le FBI est très bon pour garder des secrets. Et ceux à qui nous avons acheté ce secret [le FBI a reconnu avoir eu recours à un tiers –possiblement l’entreprise israélienne Cellebrite– pour développer cette méthode], je sais pas mal de choses sur eux, et je suis certain qu’ils sauront le protéger.»

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