Sciences

Toucher les parties génitales d’un robot peut être excitant

Temps de lecture : 2 min

Une étude a voulu analyser notre réaction face à des robots qui nous ressemblent de plus en plus.

Capture d'écran d'une vidéo YouTube
Capture d'écran d'une vidéo YouTube

Alors que l’homme construit des robots qui lui ressemblent de plus en plus (on pense notamment à cette tragique copie de l’actrice Scarlett Johansson) et que les sex-bots sont devenus une industrie à part entière, une question très importante va se poser: celle des contacts physiques que l’on aura avec eux. En effet, s’il ne s’agit au fond que de circuits imprimés et de logiciels informatiques, il est difficile de prévoir les réactions de l’homme face à un sexe de robot humanoïde.

C’est pour cela qu’une équipe de l’université de Stanford s’est penchée sur la question et vient de publier une étude intitulée «Toucher un corps mécanique: le contact tactile avec les parties génitales d’un robot humanoïde est physiologiquement excitant». Sur son site, IEEE Spectrum écrit que «l’étude montre que, quand un robot NAO demande à un humain de toucher ses fesses, nous devenons mal à l’aise». C’est assez étonnant puisque le robot en général n’a pas de fesses exactement comme les nôtres, surtout quand on parle de NAO, un robot non genré et aux formes quasi inexistantes.

Réponse primitive

Pour en arriver à des conclusions aussi perturbantes, l’équipe a placé des étudiants de Stanford seuls dans une pièce avec le petit robot. Pendant qu’on mesurait leur état physiologique, le robot leur demandait alors de pointer du doigt ou de toucher différentes parties de son corps, distinguées selon leur niveau d’accessibilité, des mains aux parties génitales. Il est trop tôt pour parler d’excitation sexuelle mais les patients étaient définitivement perturbés en touchant les parties intimes du robot.

«Toucher les régions les moins accessibles du robot (à savoir les fesses et les parties génitales) était physiologiquement plus excitant que de toucher des parties plus accessibles (comme les mains et les pieds)», note l’étude, alors qu’il n’y avait pas de différences entre les zones si les patients devaient juste les désigner.

Pour les auteurs de l’étude, il s’agit peut-être d’une réaction de notre cerveau qui met en avant «l’humanité» supposée du robot plutôt que de nous rappeler qu’il ne s’agit que d’une machine:

«Les gens ne sont pas intrinsèquement construits pour faire la différence entre la technologie et les humains, notent les chercheurs. En conséquence, les réponses primitives de la physiologie humaine en matière de mouvement, de langage et d’intention sociale peuvent être suscités par des robots de la même façon que par des vraies gens.»

À l’avenir donc, les constructeurs de robots devront être très prudents quand ils dessineront leurs robots humanoïdes. Ces derniers, en perfectionnant le mimétisme avec l’humain, pourrait être à l’origine de nombreux malaises chez nous autres, pauvres êtres sensibles.

Slate.fr

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