Sports

PSG-Manchester City, ou deux façons différentes de claquer des millions dans le football

Jimmy Darras et Cédric Rouquette, mis à jour le 06.04.2016 à 18 h 01

Le quart de finale de Ligue des champions oppose deux clubs propulsés par des fonds d'investissement du Moyen-Orient, mais la comparaison entre ces nouveaux riches s'arrête là.

Lors du match de poules Manchester City-Möenchengladbach, en décembre 2015. OLI SCARFF / AFP.

Lors du match de poules Manchester City-Möenchengladbach, en décembre 2015. OLI SCARFF / AFP.

Ce mercredi 6 avril, sur la pelouse du Parc des Princes, plus de 1,5 milliard d’euros cumulés vont se disputer le droit de participer aux demi-finales de la Ligue des champions. Le PSG et Manchester City ne sont pas les clubs de football qui génèrent le plus de revenus en Europe, ni les plus riches en terme de valorisation: City est cinquième, le PSG douzième. Mais leur présence parmi les huit meilleurs clubs européens est bien due à la puissance de leur chéquier.

Cette puissance, ils la doivent au généreux arrosage d’Etats du Golfe persique, de leurs princes richissimes et des ressources financières quasiment sans limite issues de leur sous-sol. Si le plateau des quarts de finale de la Ligue des champions était analysé au regard de la structure du capital (comme nous l’avions fait l’an passé), PSG-City ne serait pas une rencontre entre un club français et un club anglais. C’est le clash entre une ambition qatarie et une ambition émiratie.

Pour le vainqueur, la qualification sera un événement. Le PSG n’a pas joué les demi-finales de la Ligue des champions depuis son seul passage à ce niveau en 1995 et Manchester City n’a jamais dépassé les huitièmes. Pour le vaincu, en revanche, il faudra supporter les analyses, sinon les moqueries, de tous ceux qui aiment considérer le PSG et Manchester City comme des parvenus incapables de toucher l’excellence à laquelle ils aspirent face aux marques historiques du foot européen.

Dans les deux cas pourtant, mettre les deux clubs dans le même panier sera au pire malhonnête, au mieux maladroit. S’il est exact que les fans des deux clubs doivent leur bonheur à ces investissements massifs, les bienfaiteurs de PSG et de City n’ont pas mené leur engagement de la même façon. Leur objectif n’est pas le même. Leurs dépenses n’ont pas été justifiées par les mêmes stratégies. Leur entrée dans l’histoire des deux clubs s’est faite avec des approches très différentes. Nous en avons trouvées au moins six.

1.Les actionnairesQSI à Paris au nom de l'État qatari

Le 2 décembre 2010, quand le Qatar reçoit de la Fifa le mandat d’organiser la Coupe du monde 2022, l’institution qui organise le foot mondial ne sait pas dans quel pétrin elle s’est fourrée. Le Qatar, lui, comprend tout de suite ce qui est en train de changer pour lui. Personne n’est prêt à entendre que la Fifa a choisi l’option la plus universaliste en attribuant pour la première fois le Mondial à un pays arabe. Elle a cédé aux puissances du fric, voilà l’idée. Le Qatar n’a aucun crédit ni aucun passé dans le football. Il ne sait rien faire en la matière à part des ponts d’or à des trentenaires en fin de carrière pour jouer dans des stades vides. Il va falloir que ça change.

Qatar Sport Investment (QSI) a justement été créé pour ça en 2005. Officiellement, c’est un fonds privé. Mais ce fonds est une filiale de Qatar Investments Authority (QIA), le fonds souverain de l'émirat, qui irrigue en millions de pétrodollars tout ce que la planète compte d’intérêts diplomatiques stratégiques, «un fonds d’investissements détenu par l’Etat et géré par l’administration publique», selon la définition plus policée du FMI.

QSI appartient à l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani. Il prend toutes les décisions qui comptent. Parmi elles: racheter un club européen qui sera la vitrine du Qatar en matière de savoir-faire. QSI investira aussi dans une chaîne sportive aujourd’hui détentrice des droits les plus importants du marché français, BeIn Sport. Il a lancé la marque Burrda Sport pour concurrencer Nike et Adidas. Il a placé le logo de Qatar Airways sur le maillot du FC Barcelone. Mais son principal outil pour faire du Qatar une place respectable dans le monde du football sera un club français qui court après son passé. Nasser Al-Khelaïfi est le président de QSI. Il sera aussi celui du PSG.

Quand QSI rachète le PSG, en juin 2011, Manchester City boit des pétrodollars depuis trois ans. Les Emirats Arabes Unis n’ont pas d’enjeu de visibilité comparable à celui du Qatar, mais ils ont aussi de richissimes propriétaires de fonds privés. Parmi eux, Abu Dhabi United Group for Development and Investment (ADUG), propriété du cheikh Mansour Bin Zayed al-Nahyan. Sa fortune personnelle est estimée à 20 milliards de dollars. «Cheikh Mansour», pour les intimes et pour les médias, fait partie de la famille al-Nahyan, qui préside les Emirats Arabes Unis depuis 1971. Mais la Premier League est un championnat où seuls huit clubs appartiennent à des capitaux britanniques. Depuis le rachat de Chelsea par Roman Abramovitch en 2003, l’Angleterre s’est habituée à voir de grandes fortunes mondialisées trouver plaisir à s’afficher dans les stades de football.

En 2015, le gouvernement chinois oeuvre pour faire émerger China Media Capital et CITIC Capital à 13% dans le capital de City. Il ne s’agit encore officiellement que d’un levier pour le développement économique de la marque en Asie. Pour l’instant.

2.Les montants investisLe PSG va rattraper City

L’examen comparé des sommes dépensées par Manchester City et le PSG pour que rien ne leur résiste a longtemps fait passer le PSG pour un petit joueur. Le montant des rachats n’est pas pour rien dans cette impression. QSI aura dépensé environ 70 millions en deux temps pour devenir le propriétaire exclusif du club parisien. ADUG y aura laissé 210 millions de livres, soit 261 millions d’euros.

Si vous pensiez vraiment que les campagnes de recrutement de joueurs lancées par le PSG étaient délirantes, ce n’est pas faux, mais City a fait pire. Avec 107 millions de dépenses pour la saison 2011-2012, puis 149,5 et 135 millions les deux suivantes, l’addition parisienne s’élève à 391,5 millions cumulés. City oppose pourtant 485 millions dépensés au cours de ses trois premières saisons sous son nouveau pavillon.

1,061

La somme en milliards d'euros dépensée par Manchester City depuis le rachat du club

Depuis, cette fièvre acheteuse se poursuit, mais les montants ont baissé et tendent à se normaliser. Le PSG a dépensé 557 millions d’euros en cinq ans, soit environ 111 millions par an en moyenne. City en est à 1,061 milliard englouti depuis le rachat du club, soit environ 133 millions d’euros par an. Depuis la saison 2011/2012, Manchester City a dépensé 576 millions d’euros. C’est à peu près équivalent aux dépenses du PSG sur cette même période (tous les chiffres-clefs sont disponibles dans cette infographie du Parisien).

La tendance à moyen terme est que Paris continue à se rapprocher de City, pour des raisons purement économiques. Manchester City bénéficie d’une rente exceptionnelle avec les droits télé distribués aux clubs de Premier League (7 milliards à se partager à vingt en trois ans). Le PSG, locomotive d’un Championnat de France beaucoup plus à l’étroit (748,5 millions pour la période 2016-2020), est encore loin de l’autofinancement de ses pharaoniques ambitions. Même si l’étreinte du fair-play financier de l’UEFA s’est desserrée l’été dernier, elle plane toujours au-dessus de sa tête.

Ce principe de bons sens veut que les clubs génèrent, dans l’économie réelle, les revenus qui justifieront leurs dépenses. Or, le PSG vivrait mal de devoir se mesurer à des équipes qui, dans leur écrasante majorité, n’ont pas eu à composer avec cette contrainte au moment de leur envol. Manchester City en fait partie.

3.L'objectifObsession européenne pour le PSG, britannique pour City

City, c’est l’histoire d’un club qui a mis quatre ans à atteindre son objectif prioritaire en devenant champion d’Angleterre en 2012. Paris, c’est l’épopée d’une équipe qui écrase déjà tout sur le plan national mais qui n’acceptera pas de savourer sa réussite avant de soulever la Ligue des champions. Elle seule peut symboliser la réussite internationale à laquelle aspire QSI.

Dès l’entrée au capital, les choses étaient claires. «En arrivant à Paris en juin 2011, nous nous sommes donné cinq ans pour faire partie du top niveau européen et pour gagner la Ligue des champions», indiquait Nasser Al-Khelaïfi au Parisien en 2013. Cinq ans, ça nous amène pile en 2016. Ce délai crispe Laurent Blanc. Lui et les joueurs savent que pareil trophée ne se programme pas. Mais il est l’horizon ultime. Zlatan Ibrahimovic le rappelait il y a deux mois: «Vous pouvez être sûrs d'une chose: les Qatariens, il chasseront sans relâche la Ligue des champions jusqu'à ce qu'ils la gagnent, croyez-moi, avec ou sans moi.»

Suleïman Al-Fahim, membre du conseil d’administration d’ADUG, avait fixé un objectif plus local dès 2008: «Il est simple: faire de Manchester City le plus grand club de Premier League.» Ce n’était pas jouer petit bras. A l’époque, le monopole du «Big Three» semblait inscrit dans le marbre. En vingt ans, Manchester City est la seule équipe à avoir remporté un titre de champion d’Angleterre en dehors de Manchester United, Chelsea et Arsenal.

4.L'histoire du clubParis joue la rupture, City la continuité

En Île-de-France,
le PSG constitue
la seule offre
de football
de haut niveau

Peu après son arrivée, Nasser Al-Khelaïfi a réuni d’anciens présidents historiques du PSG lors d’un dîner afin de s’imprégner de l’histoire et des valeurs du club. Ce geste discret n’eut qu’une influence mineure sur la façon dont il manage le PSG. Les régulières bouffées d’autosatisfaction de Zlatan Ibrahimovic sont la caricature d’une vraie tendance de fond: QSI fait à peu près comme si le début de l’histoire du PSG coïncidait avec son arrivée. Le fonds souverain n’a pas touché au Parc des princes, mais il l’a envisagé. Sur le fond, l’équipe dirigeante actuelle du PSG n’a rien contre les années Canal+, Colony Capital et autres Francis Borelli. Elle assume simplement ne pas jouer dans la même catégorie.

Puissant et performant comme aucun club français avant lui, Paris a réussi l’exploit de nourrir un conflit avec ses propres supporters, en l’occurrence les Supras d’Auteuil, sur l’emploi d’un chant («Ici, c’est Paris»), créé en 2001 et déposé en 2008 par les fans.

Sur le long terme, la politique de gestion des supporters parisiens crispe ceux qui soutenaient le PSG quand il jouait sa survie en L1. «Ce qui me choque, c'est que le club ait éradiqué ses supporters pour ne plus avoir que des spectateurs» et veuille «leur prendre ce qui constitue leur patrimoine», a déclaré à l'AFP Maître Jean Aittouares, avocat de l’association de supporters, en février 2016.

Dans Le Monde, le sociologue Nicolas Hourcade allait plus loin:

«L'objectif est désormais d'avoir un public lisse, consommateur, qui paie et ne formule pas de critiques envers l'institution. Les dirigeants du PSG luttent toujours contre la violence, mais aussi contre toute possibilité de contestation. Ils refusent tout groupe de supporteurs, car un groupe pourrait développer des idées un peu autonomes. Ils privilégient donc le client individuel, à fort pouvoir d’achat.»

Le PSG s’est engagé à assouplir les règles concernant les regroupements dans les virages et quarts de virage pour les abonnements qui seront commercialisés en 2016/2017. Mais à coup sûr, sa stratégie tarifaire restera l’exact contraire de celle de Manchester City. City est le troisième club le moins cher d’Angleterre (299 livres sterling la saison pour la fourchette basse) derrière Watford et Stoke City. C’est plus de trois fois moins qu’Arsenal (1.014 livres) par exemple.

Des raisons démographiques expliquent en partie cette approche. En Île-de-France (10 millions d’habitants), le PSG constitue la seule offre de football de haut niveau. Il n’aura pas de mal à remplir le Parc. À Manchester (2,5 millions de personnes dans l’agglomération), City vit historiquement dans l’ombre de United, avec une identité populaire qu’il aime encore opposer à l’identité bourgeoise des Red Devils. À partir de la saison prochaine, le club va arborer un nouveau logo, proche de celui des années 1970. Les supporters ont été consultés pour le choisir. Le cheikh Mansour l’avait promis en 2008 dans une lettre ouverte: il s’inscrit dans l’histoire de Manchester City.

5.La politique de recrutementLe PSG, ou l'obsession de la star

L’essentiel des sommes engagées par les deux clubs se concentre sur la ressource la plus recherchée dans le foot pro: le joueur exceptionnel. Ce qui est rare est cher. Et les joueurs de foot capables de faire progresser une équipe à eux seuls (puis accessoirement de conserver une valeur marchande) sont très rares. Manchester City a payé cet été le deuxième joueur le plus cher du marché 2015 (Kevin de Bruyne pour 74 millions). Le PSG a signé le quatrième (Angel di Maria, pour 63 millions). City a recruté le défenseur le plus cher de tous les temps (Eliaquim Mangala, 53 millions) l’été même où le PSG avait placé la barre à son sommet (David Luiz, 49,5 millions).

Ce principe acquis, City et le PSG n’ont pas rigoureusement fait les courses de la même façon, ni dans le même magasin. Le PSG hérite en 2011 d’une équipe dont les stars sont Claude Makelele et Ludovic Giuly, dans un championnat porté par Yoann Gourcuff ou Eden Hazard. Pour bien se faire comprendre, Nasser Al-Khelaïfi place la barre très haut dès son arrivée: «Nous sommes toujours à la recherche du nouveau Messi.» Paris veut de la star. Si ce n’est pas possible tout de suite, ce sera à terme. «L'investissement va se faire sur des jeunes talents, mais à cet âge-là, on ne peut jamais affirmer qu'ils deviendront des joueurs de ce calibre», affiche encore le boss du PSG. Les arrivées rapprochées de Javier Pastore, Marco Verratti, Lucas et Marquinhos pour 138 millions cumulés sont le résultat de cette politique.

Très vite, Paris chasse d’abord Carlos Tevez (futur joueur de… Manchester City) et David Beckham. Il tient sa promesse au monde au 2012. «Je suis très fier d'annoncer notre plus gros transfert, la superstar Zlatan Ibrahimovic, affirme Nasser Al-Khelaïfi. [...] Le PSG n'avait pas de superstar, maintenant on en a une.» «C’est le recrutement parfait sur le plan sportif et sur celui de l’image, ajoute Leonardo, alors directeur sportif. Tout va ensemble. C’est ce qu’on cherche, agrandir le club, l’image, le nom.» Convaincre David Beckham l’été suivant participera de la seule logique de l’image. L’idée d’attirer un jour très concrètement Lionel Messi, et surtout Cristiano Ronaldo, est toujours prêtée au PSG par les médias spécialisés. L’Italie, l’Espagne, le Brésil et la France constituent les terrains de chasse préférés de Paris.

Manchester City fut lui aussi placé face à la nécessité de construire une nouvelle équipe sur les ruines de la précédente. Mais il choisit de recruter anglais, peu importe la somme. Huit des neuf premiers joueurs attirés à l’Ettihad-Stadium venait d’Angleterre, avant un virage plus continental en 2010 puis 2011, grâce auquel les Sky Blues mettent la main sur quelques joueurs-clefs de leur équipe actuelle: Yaya Touré, David Silva ou Sergio Aguero. Mais le transfert de Raheem Sterling, cet été, en provenance de Liverpool illustre la tendance du club à se servir dans le marché intérieur à des sommes irrationnelles. Pour ce joueur de 21 ans qui n’a rien prouvé, City a déboursé 68,5 millions d’euros.

6.La politique techniqueCity en avance sur son rêve barcelonais

Qui dit grande marque de football dit qualité du spectacle. Sur ce plan, nos deux puissances se comprennent et parlent le même langage. Mais elles ont eu deux façons totalement différentes de l’exprimer.

Le PSG a tâtonné avant de confier sur la longueur les clefs de son équipe première à Laurent Blanc et son culte de la possession du ballon. Recruter Carlo Ancelotti à la place d’Antoine Kombouaré en cours de saison, fin 2011, était le signe d’une impatience: avoir un grand nom international sur le banc. Faute d’avoir su conserver l’Italien, Nasser Al-Khelaïfi a espéré pouvoir convaincre Arsène Wenger ou José Mourinho, deux ennemis intimes, aux méthodes et conceptions parfaitement opposées, mais qui possédaient le même CV international à proposer à l’Europe.

City a eu un cap plus clair d’entrée de jeu en orientant ses choix vers la duplication du modèle du FC Barcelone. L’arrivée annoncée de Pep Guardiola sur le banc à l’été 2016 est le résultat d’un travail de fond entamé par le recrutement de deux anciens du Barça à deux postes stratégiques: Ferran Soriano comme directeur exécutif et Txiki Begiristain comme directeur sportif. L’objectif à long terme est d’amener le plus de jeunes du centre de formation en équipe première, à l’image de ce que réalise la Masia catalane. L’Academy qui a ouvert ses portes en 2014 a compté 250 millions d’euros avec ce seul objectif. En attendant, Manchester City a cultivé ses aspirations pour le jeu à terre en recrutant Yaya Touré, joueur-clef du Barça de 2010, les Espagnols Negredo, Jesus Navas, David Silva et l’entraîneur chilien Manuel Pellegrini.

Le PSG ne va pas si loin. Il fait les choses à son rythme et avec ses propres priorités. Le départ de Kingsley Coman en 2015 est venu nourrir la réputation d’un club qui ne sait pas donner sa chance aux jeunes alors qu’il dispose du plus grand vivier national avec l’Île-de-France. «À Paris, j'étais considéré comme un jeune sortant du centre de formation, a regretté le joueur sur RTL. J'avais l'impression que, quoi que je fasse, je ne pouvais pas être considéré comme un joueur au même niveau que les autres.» Coman épate aujourd’hui le Bayern Munich et l’équipe de France.

Le PSG est toujours le troisième centre de formation français derrière Lyon et Lens. En promettant d’investir 300 millions d’euros pour un nouveau centre, lequel sera dirigé par l’ancien du Barça Carles Romagosa, arrivé en septembre 2015, le PSG a l’intention de ne pas offrir un nouveau Coman à ses rivaux. Si par hasard, le Bayern élimine un jour le PSG sur un but de Coman, Nasser Al-Khelaïfi trouvera toujours quelqu’un pour lui rappeler que Messi n’a pas été recruté à coup de millions par le Barça. Il y est arrivé à treize ans et a débuté à dix-sept dans une équipe déjà garnie de stars.

Jimmy Darras
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