Égalités / Monde

Comment un Canadien grassouillet et poilu est devenu mannequin lingerie

Temps de lecture : 2 min

Brendon Williams a été embauché pour une publicité de sous-vêtements après avoir réalisé des photos de boudoir érotico-humoristiques.

Photos de Brendon Williams par la photographe Masika May | Captures d’écran Facebook/Montage Slate.fr
Photos de Brendon Williams par la photographe Masika May | Captures d’écran Facebook/Montage Slate.fr

En décembre 2015, un Canadien barbu nommé Brendon Williams a décidé de faire un cadeau d’anniversaire unique à sa femme: un photoshoot sexy de lui en slip. Avec une amie photographe, qui avait déjà fait plusieurs photos de boudoir avec des femmes, ils ont recréé cette atmosphère érotique mais avec une touche d’humour. Williams prend des poses stéréotypiquement féminines –un doigt dans la bouche, les jambes qui dépassent d’un bain moussant– et expose fièrement un corps pas musclé, pas très mince et plutôt poilu.

Il avait aussi pris soin de sélectionner ses accessoires, comme ce petit T-shirt moulant avec «amour» (en français) écrit dessus:

Un jour après que la photographe, Masika May, a posté les images sur sa page Facebook, la série avait déjà été partagée plus de 100.000 fois. Quelques mois plus tard, ce cadeau d’anniversaire a changé la vie de Brendon Williams, qui a été embauché comme mannequin pour une publicité de sous-vêtements de la marque American Eagle, confirmant que le «dadbod», ou corps imparfait de papa, est devenu une valeur marketing sûre (permettant d’attirer l’attention sur l’engagement de la marque de ne plus retoucher les photos des mannequins hommes).

«Mon cul est arrivé jusqu’à Times Square»

Cette vidéo publicitaire a été diffusée à Times Square, à New York:

On peut y voir Brendon Williams assis en slip sur une branche d’arbre et assis en slip sur un canapé en train de dire: «J’ai toujours adoré être en sous-vêtement. Je me sens plus libre.» Il fait ensuite des poses de yoga et répète le slogan de la marque: «Le vrai vous, c’est ce qui est sexy.»

Interviewé par la chaîne CBC, Brendon Williams semble très enthousiaste pour l’avenir:

«Si mon cul est arrivé jusqu’à Times Square, qui sait jusqu’où il peut aller?»

Au Canada, la série de photos de Williams a lancé un mini-mouvement de détournement de la photo de boudoir classique: le «dudeoir», une contraction entre «dude» (soit «mec» en anglais) et «boudoir». La photographe a depuis travaillé avec d’autres hommes intéressés par ce genre de projet, avec un message parfois ouvertement féministe:

http://www.dudeoirnation.com/product/2017-men-of-dudeoir-calendar/

Posted by Masika May Photography on Saturday, April 2, 2016

Elle est en train de sélectionner les meilleures pour faire un calendrier 2017, dont les ventes permettront de financer la recherche contre la sclérose en plaques. Et, comme on est au Canada, il y a déjà des images de bûcherons:

Slate.fr

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