FranceParents & enfants

Ni cours, ni programme: bienvenue dans les écoles démocratiques

Camille Jourdan, mis à jour le 01.05.2016 à 8 h 43

Dans ces écoles alternatives, les enfants construisent eux-mêmes leur programme et leur emploi du temps.

Scènes tirées de la bande-annonce d’un film documentaire allemand sur les écoles démocratiques dans le monde | Captures d’écran YouTube/Montage Slate.fr

Scènes tirées de la bande-annonce d’un film documentaire allemand sur les écoles démocratiques dans le monde | Captures d’écran YouTube/Montage Slate.fr

Imaginez une école où il n’y a pas de cours de maths imposé. Ni de cours de français, de sciences physiques ou de géographie. Une école où il n’y a tout simplement pas de cours. Ni de programme à suivre. Où les enfants sont libres de jouer, de discuter, ou même de ne rien faire.

De telles écoles se développent actuellement en France, sous le nom d’«écoles démocratiques». La première a ouvert ses portes en mai 2014, à Dijon. L’école de la Croisée des Chemins a ensuite inspiré l’École dynamique à Paris, qui accueille des élèves depuis la rentrée de septembre. Partout en France, une trentaine de projets de création de ce type d’écoles fleurissent, à des stades plus ou moins avancés.

Mathilda, 5 ans, va à La Croisée des Chemins depuis quelques mois. Elle a fait un peu de tricot, beaucoup de trampoline et appris quelques mots d’anglais, énumère sa maman. Parmi les élèves de cette école un peu particulière, chaque enfant occupe ses journées selon ses envies et ses projets. «L’une de nos élèves de 15 ans a organisé un voyage au ski de A à Z, donne comme exemple Fleur Mathet-Jolly, fondatrice de l’école. Un autre essaye en ce moment de trouver des moyens pour s’acheter un scooter.» À Paris, Ramïn Farhangi, à l’origine de l’École dynamique, évoque un élève qui se consacre au piano, chose qu’il avait moins le temps de faire lorsqu’il allait à l’école traditionnelle. Ou encore un autre qui se passionne pour les langues slaves.

Dans ces écoles démocratiques, les élèves sont libres d’occuper leurs journées comme ils l’entendent. Aucun cours, aucune sortie, aucune activité ne leur sont imposés. «Nous faisons confiance à la curiosité naturelle de l’enfant», justifient les adeptes de cette «méthode»; selon eux, n’importe quel enfant a soif de découvrir le monde qui l’entoure. Pour qu’ils ne soient toutefois pas totalement livrés à eux-mêmes, une équipe d’adultes les encadrent. «Nous sommes des facilitateurs», pointe Benjamin, membre du staff de l’École dynamique: «Si un élève nous dit qu’il veut apprendre le russe, on peut l’aider à trouver quelqu’un qui parle le russe, ou lui conseiller de former un groupe.»

Multitudes d’activités

L’idée est donc de ne rien imposer. Ancien éducateur en éducation populaire, Benjamin est également sophrologue; pourtant, aucun cours de sophrologie n’a (encore) été donné aux élèves de l’École dynamique. «On attend que l’enfant demande, poursuit-il, mais parfois, grâce à notre expérience, on identifie des besoins, et on tente de les guider vers cela.» Car l’idée que l’enfant ne fasse rien de ces journées effraie certains parents.

C’est pourquoi à Lyon, à l’école Nikola Tesla, qui devrait ouvrir ses portes en septembre, ces derniers espèrent qu’une multitude d’activités seront proposées. «Je n’ai pas envie que mon enfant décide de tout: il doit aussi essayer, pour qu’il comprenne que, dans la vie, l’effort est parfois nécessaire», confie Élodie, une maman. Un effort qu’a parfois du mal à faire Abdou L’Aimé, élève de 13 ans à La Croisée des Chemins. Il avoue «manquer de motivation»; s’il affirme dans un premier temps «ne pas faire grand-chose de ses journées», il raconte tout de même qu’il lit, fait parfois la cuisine, ou joue à des jeux vidéo. «Mais il n’y a pas grand-chose qui m’intéresse en ce moment.»

Mon fils de 8 ans se sent prisonnier à l’école. Je voudrais pour lui une école ouverte à toute activité, et pas seulement aux maths et au français

Élodie, maman

Pour éviter ces situations que redoutent beaucoup de parents –quand les plus convaincus feront confiance aux choix de l’adolescent–, les écoles démocratiques font en sorte de mettre à disposition de leurs élèves de nombreuses ressources, par exemple en invitant des intervenants dans différents domaines. «C’est une école mais c’est aussi une cuisine, un atelier, un terrain de jeu...» décrit Fleur Mathet-Jolly.

Les élèves restent rarement cloîtrés entre quatre murs. «L’objectif est de s’adapter à l’environnement dans lequel est située l’école», affirme Faustine, qui souhaite ouvrir une école à Nantes. Pour que les élèves ne se sentent pas coupés du monde réel, elle estime que les liens avec des lieux ressources sont importants, tels que des musées, des fermes agricoles, etc.

Débat, jeu, discussion

Mais pour Ramïn Farhangi, «ce n’est pas le fait que l’on propose des activités qui fait que notre école fonctionne». Cet ancien professeur de mathématiques insiste sur le fait qu’à l’École dynamique les enfants apprennent tout ce dont ils ont besoin à travers les activités ordinaires: les conversations, les jeux libres, la résolution de conflits, etc. Les élèves, qui ne sont pas divisés en classes d’âge, discutent, débattent, apprennent les uns des autres. En ce sens, le multi-âge tient une place capitale, assure Ramïn Farhangi:

«La richesse des interactions entre enfants d’âges divers est une clé de la réussite pour l’échange de savoirs: les petits parlent avec les plus grands, et acquièrent ainsi un langage plus élaboré; les plus grands apprennent à s’occuper des plus petits, et leur transmettent leurs connaissances.

 

Les jeux libres des plus petits s’apparent souvent à une sorte d’improvisation théâtrale des scènes de vie des plus grands, et les enfants semblent apprendre à grandir très efficacement à travers ce processus, en développant leurs capacités de socialisation.»

Un conseil de justice qui regroupent élèves et membres du staff se tient régulièrement pour résoudre les problèmes qui peuvent surgir. Cela amène les enfants et adolescents à débattre et à trouver des solutions. «Ils acquièrent ici des compétences fondamentales: comment résoudre les conflits? comment comprendre les autres? comment se mettre à la place des autres?»

Apprentissages naturels

Une question surgit alors dans la bouche de (très) nombreux parents: comment l’enfant va-t-il acquérir des compétences plus scolaires –lire, écrire, compter? Selon les adeptes de l’école démocratique, ces apprentissages se feront naturellement, lorsque l’enfant en ressentira le besoin. «Comme on a appris à marcher ou à parler», résument-ils.

À la différence des écoles classiques, qui, selon les convaincus, ont tendance à casser l’envie d’apprendre des enfants en fracturant leur rythme naturel d’apprentissage, on leur permet ici de suivre ce rythme naturel. «Je me souviens m’être passionnée pour l’Égypte au collège, confie Faustine, mais, au bout de quelques heures, on devait passer à autre chose.» Aujourd’hui maman, elle voudrait offrir à son fils une autre façon d’apprendre, «autrement qu’enfermé dans une salle, avec tant de temps pour apprendre tel truc. C’est un mode d’éducation que je ne trouve pas adapté à l’être humain».

Mais n’y a-t-il pas certaines notions que devrait maîtriser chaque enfant? L’orthographe? Poser une division? L’histoire de France? Céline, intéressée par l’école Nikola Tesla, tranche sans hésiter: «Pour moi, il n’y a pas de hiérarchie entre les apprentissages. La lecture n’est pas plus importante que la musique.»

Les petits parlent avec les plus grands, et acquièrent ainsi un langage plus élaboré; les plus grands apprennent à s’occuper des plus petits, et leur transmettent leurs connaissances

Ramïn Farhangi, fondateur de l’Éole dynamique

«École de la vie»

Même si elle entend qu’il est important de connaître l’histoire du monde, cette ex-étudiante de Sciences-Po se dit «désespérée de l’enseignement de cette matière en France»: «C’était sous un angle particulier, tel qu’établi par les programmes.» La question est alors: vaut-il mieux moins apprendre mais d’une meilleure manière? Ramïn Farhangi a de son côté un raisonnement assez réaliste: «Comme n’importe qui, l’enfant passera à côté d’une infinité de savoirs: on ne peut jamais tout savoir.»

On choisit à l’école démocratique de le laisser se focaliser sur des savoirs qui l’intéressent réellement. Comme le relève Gerald Hüther, professeur à l’école Sudbury aux États-Unis, dont s’inspire énormément les écoles démocratiques, «juste lire ou apprendre des faits, ce n’est pas suffisant –celui qui apprend doit aussi être intéressé».


Ce qu’il faut réussir à comprendre, c’est que ceux qui croient en l’école démocratique croient en une école qui apprend à devenir adulte. Un adulte responsable, citoyen, capable d’évoluer en société et de prendre des décisions. Le choix du terme «démocratique» n’est en ce sens pas un hasard: chaque élève, comme chaque adulte qui les encadre, bénéficie d’une «voix», qui a le même poids que toutes les autres, que l’on ait 4, 15 ou 40 ans. Ces décisions peuvent concerner le fonctionnement de l’école (horaires, mise en place d’une activité...), ou le respect et l’ajustement des règles préalablement établies, elles aussi de manière démocratique, par les cofondateurs. «Une enfant de 3 ans peut proposer d’acheter un trampoline», donne comme exemple Fleur Mathet-Jolly.

En incitant les enfants dès le plus jeune âge à participer au débat démocratique, ces écoles visent à les habituer à s’engager dans leur vie future. «Pour moi, un des apprentissages les plus importants qu’on devrait acquérir à l’école est d’établir des relations de confiance avec les autres, estime Ramïn Farhangi: c’est l’apprentissage de la socialisation, en somme.» L’école démocratique serait, en résumé, une «école de la vie», où l’on apprend à vivre en société.

Centré sur l’enfant

Mais n’apprend-on pas cela à l’école publique? À entendre les parents intéressés ou impliqués dans les écoles démocratiques, l’école traditionnelle manque à ces obligations. Les emplois du temps pas assez flexibles, les classes d’âge et les programmes trop fermés sont selon eux quelques-uns des éléments qui empêchent l’enfant de s’épanouir.

«Mon fils de 8 ans se sent prisonnier à l’école, témoigne Élodie. Je voudrais pour lui une école ouverte à toute activité, et pas seulement aux maths et au français.» La façon de sans cesse évaluer les élèves, ce qui les pousse à se comparer, ne crée pas une ambiance propice à bien apprendre, reprochent encore ces parents.

Ceux qui croient en l’école démocratique croient en une école qui apprend à devenir adulte

Certains ont déjà pensé à des écoles à pédagogies alternatives, comme les écoles privées Montessori ou Steiner. Car le concept d’une école «démocratique» n’est pas totalement nouveau, nuance Marie-Laure Viaud, docteure en sciences de l’éducation et spécialiste des pédagogies alternatives: des pédagogues comme Célestin Freinet ont mis au point des pédagogies centrées sur l’enfant et fonctionnant sur un mode démocratique dès les années 1930. «Ce qui est nouveau avec ce modèle à la Sudbury, c’est que ce sont les enfants qui construisent leur propre programme.»

Pédagogies alternatives

Sans aller jusque-là, même dans le public, certains professeurs s’inspirent du travail de Freinet pour enseigner. «L’an dernier, mon fils avait un instituteur super, témoigne Élodie. Il jouait de la guitare, faisait chanter les élèves. Mais il y a très peu d’enseignants comme ça. Beaucoup aimeraient enseigner autrement, mais ils ont énormément de contraintes.» Parmi les contraintes, la division en classes d’âge figure parmi les premières. Les moyens donnés à l’école publique en matière d’espace peuvent être également un frein, comme le nombre d’élèves par classe. Et, bien entendu, il y a les programmes, que les écoles privées hors contrat n’ont pas à suivre. Mais les enseignants restent libres de leurs méthodes pédagogiques, d’où les libertés prises par certains d’entre eux.

«Il y a plein d’initiatives initiatives individuelles dans de nombreux établissements publics», affirme Nadine Coussy-Clavaud, présidente de la Fédération des établissements scolaires publics innovants. Cependant, l’Éducation nationale ne soutient que très peu ces initiatives, regrettent les professeurs qui s’essayent à des méthodes alternatives. Presque aucune formation n’est proposée en ce sens, ce qui induit un travail individuel et supplémentaire pour les enseignants intéressés. «On souffre d’une absence de considération», note un collègue de Nadine Coussy-Clavaux, au collège expérimental Clisthène, à Bordeaux.

Ces enseignants du public, qui emmènent leurs élèves en classe verte, les font jardiner ou leur apprennent les maths de façon ludique ne demandent pourtant qu’une chose: que leurs méthodes soient mieux reconnues et que les parents aient le choix entre deux types d’écoles, dans le public. Si ces manières alternatives d’enseigner étaient davantage soutenues par l’Éducation nationale, cela permettrait à tous les parents de pouvoir choisir l’école de leur enfant, peu importe leurs revenus.

Avoir le choix

Le prix des écoles démocratiques reste en effet un frein pour de nombreux parents. Pour l’École dynamique, comptez 5.000 euros par an et à partir de 2.750 euros pour La Croisée des Chemins, qui s’adapte aux revenus des familles. Ni Ramïn Farhangi ni Fleur Mathet-Jolly ne refuseraient un soutien de l’Éducation nationale:

«Dans le public, un élève coûte près de 8.000 euros par an, alors que l’État ne paye pas de loyer, rapporte Ramïn Farhangi. À l’École dynamique, le loyer représente 40% de notre budget. Cela veut dire qu’on économiserait des dizaines de milliards au contribuable si les écoles indépendantes comme la nôtre étaient soutenues financièrement et se développaient.»

Juste lire ou apprendre des faits, ce n’est pas suffisant –celui qui apprend doit aussi être intéressé

Gerald Hüther, professeur à l’école Sudbury aux États-Unis

Les deux cofondateurs souhaiteraient que tous les parents puissent avoir le choix de placer leurs enfants dans l’école qui leur correspond, sans pour autant vouloir imposer leur modèle. «Au lieu d’attendre une hypothétique aide de l’Éducation nationale, nous préférons agir maintenant, avec les moyens dont nous disposons», conclut Faustine, en parlant de son projet à Nantes.

Mais certains enseignants du public préfèrent continuer à s’adresser à tous les élèves. «On veut changer le système de l’intérieur», assure Philippe Ruelen, adepte de «l’école du troisième type», une école théorisée dans le public par Bernard Collot, et qui veut inclure les apprentissages de l’enfant dans son environnement. Mais ces deux résistants de l’école publique admettent que les écoles démocratiques peuvent servir de «transition».


Pour les élites

Mais les méthodes de ces écoles ne nécessitent-elles pas un certain environnement familial, déjà favorisé culturellement, dans lequel l’enfant est déjà stimulé? Correspondent-elles à tous les enfants? Même les plus convaincus tendent à reconnaître que, plus tôt l’élève ira dans ce type d’école, plus il sera facile pour lui de s’y habituer et de s’y plaire. Fleur Mathet-Jolly confie que certains adolescents en échec scolaire entrés à La Croisée des Chemins n’y sont pas restés. «Pour eux, c’était un échec de se retrouver ici. Notre école ne peut pas instantanément tout régler s’il n’existe pas un étayage familial et culturel... concède-t-elle . C’est sûr que plus l’enfant est dans des contextes peu stimulants, plus ça va être difficile pour lui. Mais ce n’est pas impossible!»

Le risque est alors de réserver ces écoles à une certaine élite, tant économique que culturelle. Le cofondateur de l’École dynamique n’est pas dupe: les obstacles pour réellement démocratiser les écoles démocratiques ne sont pas seulement d’ordre financier. «Il ne faut pas se mentir: ce n’est pas donné à tout le monde de comprendre la logique de nos écoles; on écarte une énorme partie de la population car la société est un peu bloquée.»

Il n’y a qu’à observer la réaction de beaucoup de parents lors de la mise en place de la réforme des «rythmes scolaires», ou lorsque l’on évoque la suppression des notes. Pour Bernard Collot, «l’obstacle le plus important est celui des représentations dans lesquelles nous nous sommes plus ou moins constitués. C’est une réelle difficulté parce que cela nécessite une véritable déconstruction et reconstruction de tous nos repères personnels, donc de nos croyances, de nos opinions».

«Peut-être qu’on est en effet en train de créer une société à deux couches, avec une partie éveillée... et les autres, admet Ramïn Farhangi. Mais pour qu’un nouveau système se développer, ça prend du temps...», tempère-t-il, en précisant, comme Fleur Mathet-Jolly, que le public de leurs écoles est très varié socialement. «Peut-être plus que dans beaucoup d’écoles publiques», ajoute-t-il. L’École dynamique tout comme La Croisée des Chemins cherchent toutefois à trouver des solutions de levée de fonds ou de mécénat pour diminuer en premier lieu la barrière financière et faciliter l’accès à toutes les familles, même les plus modestes.

Passer le bac

La méthode semble porter ses fruits. De plus en plus de parents s’intéressent à ces nouvelles écoles. Avec leurs doutes. «Je me demandais si mon enfant n’allait pas être trop libre, et ne plus respecter les règles à la maison», confie Élodie. Mais les règles existent à l’école démocratique, et avoir une liberté totale est une immense responsabilité, s’accordent à dire Ramïn Farhangi et Fleur Mathet-Jolly. Même si la bienveillance est de rigueur dans les relations entre les élèves et le staff, les sanctions ne sont pas exclues, explique longuement le cofondateur de l’École dynamique dans cet article.

D’autres parents s’interrogent: et si mon enfant veut passer son bac? et vers quel métier pourra-t-il se diriger s’il n’a pas les acquis pour décrocher sa place dans de grandes écoles? S’il n’y a que très peu de recul sur les élèves des écoles démocratiques en France, des études ont déjà été menées dans des écoles assez semblables. «Les résultats observés dans les écoles alternatives [Freinet, Montessori] sont très positifs, rapporte Marie-Laure Viaud, c’est de bonne augure pour les écoles démocratiques. Mais ce qui vaut pour une école ne vaut pas forcément pour les autres, tempère-t-elle. Cela tient tellement aux enseignants!» Si ces écoles privées hors contrat n’ont pas à suivre les programmes édictés par l’Éducation nationale, elles sont de toutes manières tenues de transmettre le «socle commun de connaissances, de compétences et de culture», l’instruction –et non l’école– étant obligatoire pour les enfants de 6 à 16 ans.

L’école américaine de la Sudbury Valley, qui sert de modèle aux écoles démocratiques, existe quant à elle depuis près de cinquante ans, ce qui permet un certain recul. Ainsi, ses anciens élèves sont «artisans qualifiés, entrepreneurs, artistes, musiciens, scientifiques, travailleurs sociaux, infirmières, médecins», etc. Près de 90% d’entre eux poursuivent leurs études à l’université. Et si l’on s’éloigne des compétences purement professionnelles ou scolaires, les anciens élèves de la Sudbury School sont des «personnes décentes […] Ce sont de bons amis. Ils aiment la vie. Ils ont confiance en eux. Ils sont intègres. Ils sont tolérants». Des valeurs que l’on rêverait de voir transmises par toutes les écoles.

Camille Jourdan
Camille Jourdan (139 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte