Economie

«Panama Papers», Charlie Hebdo et «Nuit debout»: les sept liens capitaux du 4 avril

Repéré par Jean-Marie Pottier, mis à jour le 04.04.2016 à 8 h 12

Repéré sur Vice, Slate.com, Libération, Le Figaro, The Marshall Project

Vous ne pouvez pas commencer votre journée sans lire ces articles.

RODRIGO ARANGUA / AFP.

RODRIGO ARANGUA / AFP.

Plongée dans «le monde obscur de la finance offshore»

11,5 millions de documents, 106 médias associés et des dizaines de personnalités citées: les «Panama Papers» constituent, selon Le Monde, média qui en publie les révélations pour la France, «la fuite de données la plus massive de l’histoire du journalisme» et «la percée la plus spectaculaire jamais effectuée dans le monde obscur de la finance offshore». Parmi les principales révélations au programme, une plongée dans les secrets financiers de l'entourage de Vladimir Poutine, des informations gênantes pour le Premier ministre islandais et, concernant la France (et en attendant des publications qui devraient s'égrener sur la semaine), une enquête sur une société offshore de Michel Platini. Et pour ceux qui veulent faire un pas de côté, nous ne pouvons que vous conseiller de vous plonger dans cet article publié par Vice en mars 2015 à propos de Mossack Fonseca, le cabinet d'où est partie la fuite: «Plusieurs enquêtes internationales ont désigné Mossack Fonseca comme le plus gros facilitateur de création de sociétés écrans dans le monde, mais jusqu'à présent, un éventail de techniques juridiques et comptables lui ont permis, ainsi qu'à ses clients, de ne pas se faire repérer.»

L'autre polémique Charlie Hebdo

Alors que la couverture du dernier Charlie Hebdo sur les attentats de Bruxelles a fait polémique en France comme en Belgique, dans le monde anglo-saxon, c'est le dernier éditorial de Riss, consacré à «la peur de contredire, la peur de polémiquer, la peur de se faire traiter d'islamophobe et même de raciste», qui a du mal à passer. L'écrivain nigérian-américain Teju Cole (qui avait déjà boycotté une remise de prix à l'hebdomadaire) juge ainsi qu'avec ce texte Charlie Hebdo «s'éloigne finalement du masque du "c'est de la satire et vous ne la comprenez pas" pour affirmer clairement que tous les musulmans, peu importe leur degré d'intégration, sont l'ennemi».

Le sens de la «Nuit debout»

Depuis plusieurs nuits, des militants opposés au projet de loi El Khomri sont rassemblés place de la République à Paris, où se tient un mouvement de réflexion et d'occupation baptisé «Nuit debout». Le chercheur Gaël Brustier (également chroniqueur pour Slate) analyse dans une interview à Libération les logiques qui structurent ce mouvement émergent, notamment son rapport à celui des Indignados espagnol.

Les réglements de comptes de Martin Bouygues

«Stupide», «puérile»: interviewé par Le Figaro, Martin Bouygues est sévère envers ceux dont il estime qu'ils ont fait échouer le projet de fusion Orange-Bouygues Télécom. Le patron de Bouygues épingle notamment les exigences «très étranges» de l'État mais aussi, selon Le Figaro, et sans citer nommément son concurrent, le patron de Free Xavier Niel: «Nous étions quatre à la table des négociations, nous n'étions que trois à vouloir aboutir.»

«À chaque minute de plus, ma vie s'éloignait peu à peu»

Kevin Cooper, 58 ans, a été condamné à mort pour un quadruple meurtre qu'il nie et se bat depuis pour prouver son innocence. Il aurait dû être exécuté le 10 février 2004 quand un sursis de dernière minute lui a été accordé par la Cour suprême. Il raconte au Marshall Project comment se sont passées ce qui aurait dû être ces derniers jours et heures jusqu'à l'antichambre de l'exécution: «Je regardais cette grande horloge murale en sachant qu'à chaque minute de plus, ma vie s'éloignait peu à peu.»

Les fonds douteux du Loup de Wall Street

Le film de Martin Scorsese Le Loup de Wall Street, avec Leonardo DiCaprio, évoquait à travers le personnage de Jordan Belfort les folies de la finance mondiale. Il semblerait que son financement en ait été l'illustration: selon une enquête du Wall Street Journal, une partie des sommes nécessaires au financement du long métrage auraient été détournées d'un fonds de développement local lancé en Malaisie.

Le «fossé des méchants» entre États-Unis et URSS

Pourquoi y'a-t-il eu moins de films soviétiques utilisant un méchant américain que l'inverse? C'est la question passionnante que pose The AV Club, qui tente d'y apporter une réponse en se fondant sur les différences de culture politique et de vision de l'ennemi que manifestaient les deux superpuissances à l'époque.

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