Sciences

Les vrais «hobbits» ont-ils été éliminés par homo sapiens?

Temps de lecture : 2 min

De nouvelles analyses de restes d'homo floresiensis, un hominidé de petite taille, révèlent que son extinction coïnciderait avec la présence de nos ancêtres.

L'Homo floresiensis | Cicero Moraes et alii via Wikimedia CC License by
L'Homo floresiensis | Cicero Moraes et alii via Wikimedia CC License by

L'Homme de Florès (Homo floresiensis), du nom de l’île indonésienne du même nom ou son squelette a été exhumé en 2003, a rapidement été associé aux êtres imaginaires de l’œuvre de J.R.R. Tolkien, les hobbits, la trilogie Le Seigneur des Anneaux ayant été adaptée à l’écran au début des années 2000. Comme les héros de la Comté, ils se distinguent par leur petite taille, autour d’un mètre. Leur crâne est trois fois plus petit que celui d’homo sapiens.

Ces «hobbits» ont-ils disparu à cause de leur rencontre fatale avec notre ancêtre le plus direct, homo sapiens? C’est ce qu’affirment les auteurs d’une nouvelle publication dans la revue Nature, qui remet en cause la datation de l’extinction de l’homme de Florès en s'appuyant sur l'analyse de restes récemment exhumés: sa disparition pourrait remonter à 50.000 ans, peu après l’arrivée d’homo sapiens.

Nanisme insulaire

Ce dernier est un «facteur de dérangement bien connu» de ceux, hominidés ou animaux, qui ont croisé sa route, note un des auteurs de l’article, Bert Roberts de l’université de Wollongong, relate le site Micro Cap. Cette hypothèse est renforcée par la disparition concomitante d’animaux, ancêtres des kangourous et des wombats, en Australie à la même époque, soit peu après l’arrivée des représentants de l’homme moderne.

Dans le National Geographic, un conservateur du Smithsonian, Rick Potts, explique que «les populations insulaires sont sous une menace constante due aux fluctuations de l’approvisionnement alimentaire, et [qu’]homo floresiensis aurait pu s’éteindre de lui-même. Mais il se trouve par ailleurs que ça coïncide avec le moment où homo sapiens est arrivé dans les parages.»

Pour compliquer le tout, les scientifiques ne sont pas unanimes sur le statut d’espèce à part entière de l'homme de Florès. L’une des hypothèses avancées est qu’il s’apparente à une branche d’homo erectus qui a migré d’Afrique vers l’Indonésie, où il aurait ensuite rapetissé sous l’influence de son environnement pour s’adapter à la rareté des ressources de l’île, ce que les scientifiques qualifient de nanisme insulaire.

Slate.fr

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