Partager cet article

C'est la fin d'un mythe: l'homme a bien côtoyé la licorne

Les licornes ne seraient pas seulement des créatures imaginaires.  | via Wikipedia Commons (domaine public)

Les licornes ne seraient pas seulement des créatures imaginaires. | via Wikipedia Commons (domaine public)

D'après de récentes découvertes, les licornes de Sibérie se sont éteintes beaucoup plus tard que ce que l'on pensait.

Licorne de Sibérie. C'est le nom attribué à l'Elasmotherium sibiricum, rhinocérotidé éteint qui était présent en Asie et en Europe. Les chercheurs de l'université de Tomsk, en Russie, ont découvert des restes du crâne «bien conservé» de l'animal à Pavlodar Itrysh, au Kazakhstan, rapporte Phys.org. Ils détaillent leurs trouvailles dans un article paru en février 2016 dans l'American Journal of Applied Science. Alors que jusqu'à maintenant, les scientifiques pensaient que l'Elasmotherium sibiricum s'était éteint il y a 350.000 ans, cette découverte laisse à penser que son extinction ne date que d'il y a 29.000 ans. 

Si cette licorne a survécu de si nombreuses années malgré le refroidissement global, c'est peut-être que «l'ouest de la Sibérie était un refuge, où ce type de rhinocéros a survécu plus longtemps que ses semblables», estime Andrei Shpanski, paléontologue à l'université de Tomsk, à Phys.org. «Une autre possibilité serait que cette espèce pouvait migrer et s'installer dans des zones plus au Sud», avance l'expert.

Deux mètres de haut pour cinq tonnes

Cette nouvelle date laisse donc à penser que l'Homme a côtoyé cet animal. De quoi peut-être expliquer la légende de la licorne, même si l'Elasmotherium sibiricum est loin de l'image majestueuse que nous avons en tête. Plus proche du rhinocéros que du cheval mythologique, l'animal faisait près de «4,5 mètres de long, et était haut deux mètres». Son poids est estimé à cinq tonnes. Sa corne, «beaucoup plus longue que celle d'un rhinocéros», faisait plusieurs mètres de long, rapporte Mother Nature Network.

Par DiBgd pour English language Wikipedia, CC BY-SA 3.0.

Cette découverte nous en dit plus sur l'animal, mais aussi sur ses conditions de vie et son extinction tardive. «Comprendre le passé nous permet de prédire les processus naturels qui auront lieu dans le futur avec plus de précision, explique Shpanski. Et ce, également dans le domaine du climat.»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites et vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt. > Paramétrer > J'accepte