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Gros bug du «Safety Check» de Facebook, activé après l’explosion au Pakistan

Temps de lecture : 2 min

Des utilisateurs de plusieurs pays (hors Pakistan) ont déclaré avoir reçu des notifications leur demandant s'ils étaient en sécurité.

Traduction: «Facebook: "Etes-vous en sécurité? Il semblerait que vous soyez dans la zone affectée par l'explosion au Pakistan, près du parc de Gulshan-e-Iqbal". Utilisatrice: "Facebook est perdu, ou m'a perdue, plutôt".» Capture écran Facebook via Twitter
Traduction: «Facebook: "Etes-vous en sécurité? Il semblerait que vous soyez dans la zone affectée par l'explosion au Pakistan, près du parc de Gulshan-e-Iqbal". Utilisatrice: "Facebook est perdu, ou m'a perdue, plutôt".» Capture écran Facebook via Twitter

Après les attentas de novembre, la journaliste Lily Hay Newman faisait remarquer que Facebook endossait une «grave responsabilité» en actionnant son Safety Check, à cause des «émotions» induites par une telle fonctionnalité, et par l'«incertitude» qui lui est liée. Cet outil, lancé en 2014, permet aux utilisateurs de Facebook proches d’une zone dangereuse, qu’il s’agisse d’une scène d’attentats ou d’une catastrophe naturelle, de «vérifier» («check») et de déclarer qu’ils sont bien en «sécurité» («safety»).

L’heure de rendre des comptes est peut-être déjà venue, après un bug signalé dans la foulée de l’explosion dimanche 27 mars à Lahore, au Pakistan, où au moins 56 personnes sont mortes selon l’AFP. L’application a en effet demandé à plusieurs utilisateurs présents en France au moment de l’explosion s’ils étaient «en sécurité», dont notre journaliste à Slate.fr Mélissa Bounoua:

«Reçu la même notification», lui répond un photographe. Une minute plus tard, une autre journaliste tweete un message similaire d’une personne affirmant résider à Hambourg, en Allemagne:

Une petite recherche rapide sur Twitter permet de constater que des gens ont vraisemblablement été touchés en Inde et en Egypte. Les sites de The Independent, de Metro UK et bien d’autres médias ont eux aussi rapporté des plaintes similaires.

«J'ai trop flippé»

Facebook a très vite reconnu le «problème» et s'est excusé selon le site Gawker, mais n’a pas fourni d’explications techniques.

Sur Twitter, de nombreux utilisateurs ont déclaré avoir eu peur et ont critiqué Facebook:

Traduction: «Heureusement je ne me trouve pas près de l’explosion à Lahore. Le Safety Check de Facebook m’a fait vraiment peur pendant une seconde en me donnant l’impression que quelque chose de grave s’était produit à côté.»

Ce bug (ou piratage?) est un exemple de la «grave» et peut-être trop grande responsabilité endossée par le réseau social, qui prend le risque de susciter la panique chez ses utilisateurs. Comme le faisait remarquer Lily Hay Newman en novembre:

«Nos mises à jour de statuts peuvent nous paraître des actes minuscules et éphémères, mais quand il s’agit de ces notifications en particulier, nous devons être conscients de leur gravité: ce sont littéralement des questions de vie ou de mort».

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