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Les gens qui croient en Dieu censurent la partie analytique de leur cerveau

Le taux de préoccupation morale et d’empathie prédit une religiosité et une croyance spirituelle fortes | Kari Sullivan via Flickr CC License by

Le taux de préoccupation morale et d’empathie prédit une religiosité et une croyance spirituelle fortes | Kari Sullivan via Flickr CC License by

La foi transforme le cerveau.

Les personnes croyantes et religieuses ont tendance à faire taire les parties de leur cerveau dédiées à la pensée analytique et à activer les parties liées à l’empathie. C’est la conclusion d’une étude publiée dans la revue PLOS One qui se base sur huit expériences analysant les liens entre religiosité, intelligence et empathie, rapporte The Independent:

«Lorsqu’il est question de foi, cela peut sembler absurde d’un point de vue analytique, explique Tony Jack, l’auteur principal de l’article. Mais, d’après ce que nous comprenons au sujet du cerveau, l’acte de foi qui permet la croyance au surnaturel revient à mettre de côté la façon critique et analytique de penser afin d’arriver à avoir de plus fortes intuitions émotionnelles.»

Dans son laboratoire sur l’étude du cerveau et de la conscience, le professeur Tony Jack, qui a une formation en psychologie expérimentale, neuroscience et philosophie, avait utilisé des IRM pour montrer que le cerveau a un réseau de neurones analytiques qui nous permet de penser de façon critique et un autre réseau plus social qui est lié à l’empathie. Lorsqu’une personne réfléchit à un problème mathématique, le réseau analytique est activé et l’autre réseau est réduit au silence. C’est l’inverse lorsque quelqu’un réfléchit à une question éthique.

Empathie

Les huit études menées par Tony Jack et ses collègues (qui ont été faites sur plusieurs centaines d’adultes, entre 159 et 527, selon l’expérience) ont montré une relation statistique entre religiosité et moindre intelligence, mais aussi un lien entre foi et empathie. 

«Dans chaque étude, nous avons trouvé que le taux de préoccupation morale et d’empathie prédisait une religiosité et une croyance spirituelle fortes», écrivent les chercheurs. 

D’autres recherches en psychologie cognitive avaient déjà fait état de ce lien, explique Richard Boyatzis, un des autres auteurs de l’article. Les questionnaires utilisées pour les études ont montré que les personnes croyantes avaient obtenu de plus hauts scores en matière d’empathie mais des scores plus bas en ce qui concerne la pensée critique. Ceci dit, les chercheurs ne prétendent pas avoir prouvé une relation de cause à effet entre les deux phénomènes.

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