Monde / Économie

Les gratte-ciels annoncent les crises

Temps de lecture : 2 min

La construction de gratte-ciels vertigineux est un signe avant-coureur des crises économiques. Cette thèse, développée par un analyste de la banque d'investissement Dresdner Kleinwort Wasserstein, Andrew Lawrence, semble se confirmer depuis quelques années, selon le Guardian.

Dernier exemple en date: le Burj, à Dubaï. Quand sa construction sera terminée, en décembre prochain, il écrasera le record du gratte-ciel le plus haut du monde, actuellement détenu par le Taipei 101 de Taiwan, de plus de 290 mètres, s'élevant à plus de 800 mètres de haut. Mais le monde dans lequel il voit le jour est bien différent de celui dans lequel il avait été pensé: le marché immobilier de Dubaï s'est effondré et la crise économique n'a peut être pas encore dit son dernier mot.

Lawrence, qui avait développé sa thèse en 1999, se basait sur plusieurs périodes, et notamment sur les années 1920: l'explosion de la construction de gratte-ciels à cette période a été immédiatement suivie par la Grande Dépression. L'Empire State Building, achevé en 1929, a du attendre 40 ans pour être entièrement occupé et utilisé.

Selon Lawrence, les gratte-ciels sont l'expression physique de l'«exubérance irrationnelle» des marchés, c'est pourquoi ils coïncident avec les grands tournants économiques et financiers du 20e siècle. Les Sears Towers de Chicago ont été achevées à la veille de la crise du pétrole de 1974, tandis que les tours Petronas sont apparues à l'époque de l'effondrement du marché Malais en 1997.

[Lire l'article complet sur guardian.co.uk]

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Image de Une: Le gratte-ciel Burj Dubai, REUTERS/STR New

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