Culture

Comment jurer sans gros mots au cinéma

Repéré par Robin Panfili, mis à jour le 23.03.2016 à 11 h 15

Repéré sur Slate.com

Pour faire prononcer des injures à leurs personnages, les scénaristes et réalisateurs ont appris à redoubler d'imagination.

Une capture d'écran du film d'animation «Fantastic Mr. Fox», de Wes Anderson

À Hollywood, les insultes sont rarement les bienvenues. Le plus souvent, sur grand écran comme à la télévision, les injures sont bannies par les scénaristes à titre préventif, bippées en post-production ou bien utilisées avec parcimonie et extrême précaution. Dans certains cas, les réalisateurs et les scénaristes ont donc recours à une ingénieuse pirouette qui leur permettra d’échapper à ces règles strictes: l’injure détournée. 

Le concept est simple: un personnage prononce un mot qui, sur le fond, rappelle le ton et la portée d’une injure, mais qui, sur la forme, ne constitue pas une injure à proprement parler. Mâlin. «Bouffon à la tête de phacochère», «fils de chèvre sans mère», ou «freakin’ idiot» à la place de «fucking idiot»... Dans une vidéo, repérée par Slate.com, la chaîne YouTube Burger Fiction a compilé quelques exemples, de Présentateur vedette: La Légende de Ron Burgundy (2004) à Star Trek (2009) en passant par Fantastic Mr. Fox (2009) à Dumb and Dumber (1994). 

«Fuck» et doigts d’honneur

Malgré les limitations qui leur sont imposées, il est nécessaire de rappeler que les scénaristes et réalisateurs d’Hollywood ne se sont jamais vraiment privés de faire prononcer à leurs acteurs quelques gros mots. Cette vidéo, par exemple, nous apprend que le mot «damn» est apparu pour la première fois en 1929 à l’écran, le mot «fuck» en 1933 et le mot «bullshit» en 1968. Rien de bien nouveau, en somme.

Dans les films, il y a des insultes, certes, mais également un tas de gestes injurieux. Dans une vidéo, la chaîne YouTube SuperCut Online a compilé 161 doigts d’honneur au cinéma. Au menu: Mr. Bean, Dallas Buyers Club, Le Cinquième Élément ou Inception.

Et, enfin, une vidéo qui compile toutes les scènes –et elles sont nombreuses– où l’on peut entendre le mot «fuck» dans les films du réalisateur Quentin Tarantino.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte