Les oiseaux des villes sont plus intelligents que ceux des champs

Les oiseaux urbains sont plus créatifs que leurs homologues ruraux | Stuart Grout via Flickr CC License by

Les oiseaux urbains sont plus créatifs que leurs homologues ruraux | Stuart Grout via Flickr CC License by

Les oiseaux urbains ont des comportements et une santé bien différents des volatiles campagnards.

Après avoir observé des oiseaux en train d’essayer de lui voler son sandwich, un doctorant en biologie a fait une étude pour comprendre pourquoi les oiseaux urbains avaient des comportements si particuliers. Avec deux collègues de l’université de McGill au Canada, il vient de publier un article dans la revue Behavioral Ecology. On y apprend que non seulement les oiseaux des villes sont plus intelligents que leurs cousins des champs mais également en meilleure santé, rapporte le site de la chaîne CBC. 

Pour en arriver à cette conclusion, l’équipe canadienne a passé plusieurs mois à la Barbade dans un institut de recherche. Ils y ont observé le comportement de cinquante sporophiles de la Barbade (une sorte de rouge-gorge local). Certains avaient été capturés dans les zones urbaines, d’autres dans les forêts.

Les oiseaux urbains étaient plus doués et plus créatifs pour résoudre des problèmes inédits, comme ouvrir des tiroirs pour prendre de la nourriture. Le défi de la vie en millieu urbain stimule en quelque sorte les capacités des oiseaux, qui deviennent plus malins et téméraires.

Différences cognitives

Quelques-uns des exercices utilisés pour mesurer l’intelligence des oiseaux ont été filmés:

 

«Nous avons constaté avec étonnement que les oiseaux urbains étaient non seulement plus créatifs que leurs homologues ruraux pour régler des problèmes, mais possédaient aussi un meilleur système immunitaire», explique Jean‑Nicolas Audet, l’auteur principal de l’étude.

Ce n’est pas la première fois que des chercheurs se penchent sur les différences cognitives entre oiseaux des villes et oiseaux des champs. En 2011, des biologistes suédois avaient étudié quatre-vingt-deux espèces d’oiseaux dans douze villes françaises et suisses, et avaient trouvé que ceux qui vivaient en ville avaient un cerveau plus gros.

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