Économie / Monde

En 2015, les touristes chinois ont déserté Paris, pas les investisseurs

Temps de lecture : 2 min

Les Chinois ont plus que doublé leurs investissements en France en 2015, tourisme et loisir en tête.

Le château de Sours à Saint-Quentin de Baron, en Gironde, racheté en février 2016 par Jack Ma | GEORGES GOBET/AFP

En 2015, les touristes chinois se sont faits rares sur les Champs-Élysées, apeurés par les attentats de janvier et et surtout de novembre, avec une baisse de 30% des demandes de visa enregistrés depuis les attaques qui ont causé la mort de 130 personnes. Au point que la région Île-de-France a lancé une opération fin février 2016 auprès des professionnels chinois du tourisme, pour les rassurer sur la sécurité de la capitale. Mais, en parallèle, l’investissement chinois a lui augmenté de 160% par rapport à l’année précédente, selon une étude de ce mois de mars, pour un montant total de 3,62 milliards de dollars, détaille un article de Bloomberg.

Ces investissements, qui font de la France la seconde destination des fonds chinois en Europe après l’Italie, s’écoulent à 80% dans les secteurs de l’immobilier et de l’hôtellerie, à l’image du projet de centre commercial et de loisir pharaonique –et déjà controversé– EuropaCity près de Roissy, au nord de Paris, mené par la branche immobilière d’Auchan, dans lequel le groupe chinois Wanda a pris une participation. Le groupe HNA a quant à lui acquis 10% du capital de Pierre & Vacances-Center Parcs, prévoyant d’investir 1 milliard d’euros pour financer le développement de cinq projets en Chine. Un autre investisseur, Jing Jiang, est entré au capital du groupe AccorHotels et a racheté le groupe Louvre Hotel (Campanile, Kyriad) en 2015, tandis qu’un autre fleuron du loisir français, le Club Med, était racheté par Guo Guangchang, patron du groupe chinois Fosun.

Des investissements qui attirent l’attention par leur ampleur et leur portée symbolique et ne doivent pas faire oublier que tous les secteurs font l’objet de l’intérêt des groupes chinois, qui ont pris des participations en 2014 dans PSA Peugeot Citroen et l’aéroport Toulouse-Blagnac. Autre exemple d’implantation chinoise récente: une usine de fabrication d’ampoules LED du groupe Inesa, va être inaugurée dans la Meuse lundi 21 mars en présence de Manuel Valls, raconte BFMTV.

Les vignobles français gardent également la cote auprès des Chinois, à l’image de Jack Ma, fondateur du leader du e-commerce, Alibaba, qui s’est offert en février 2016 le château de Sours, un vignoble bordelais.

Slate.fr

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