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Peu rancunier, le zoo de Los Angeles pardonne au puma qui a dévoré son koala

P-22, le puma du Griffith Park de Los Angeles, a mangé un koala le 3 mars 2016.  | National Park Service via Flickr CC License by Creative Commons (domaine public)

P-22, le puma du Griffith Park de Los Angeles, a mangé un koala le 3 mars 2016. | National Park Service via Flickr CC License by Creative Commons (domaine public)

L'animal sauvage qui a failli être condamné à mort ou déporté pourra rester dans son habitat naturel.

C'est une histoire qui finit bien. Du moins, pour P-22, un puma sauvage de Los Angeles. Après quinze jours, il a été décidé qu'il restera bien dans son habitat actuel, rapporte The Washington Post. Ce, malgré qu'il ait dévoré Killarney –un koala femelle de 14 ans– le 3 mars dernier. Les restes de l'animal avaient été retrouvés autour du zoo, et les images de la caméra de surveillance laissaient peu de doute quant à l'identité du coupable, explique Forbes


Le puma ne fait pas partie du zoo: il s'agit d'un animal sauvage, suivi par des scientifiques, qui porte un collier électronique, et réside dans le Griffith Park. Après l'incident du 3 mars, sa mort ou sa déportation avaient été envisagées.

Une célébrité locale

En principe, les pumas sont des espèces protégées. «Personne, pas même le gouvernement, peut en tuer un sans un “permis de dépradation”, qui est seulement délivré pour des cas extraordinaires», rappelle le Washington Post. 

La mort de Killarney aurait sans doute pu justifier un tel acte. Mais, le zoo ne souhaite ni la mise à mort de l'animal, ni sa déportation, même si cette dernière option n'est pas totalement écartéePour le moment, les koalas ne sont plus exposés publiquement et seront enfermés dans des enclos durant la nuit.

P-22 a pour lui le soutien d'une partie de la population de Los Angeles. Le puma s'était fait connaître après avoir été photographié en 2013 par la National Geographic, près du logo de Hollywood.


Âgé alors de 6 ans, il avait été trouvé «dans un piètre état», selon Forbes, et avait été pris en charge par les scientifiques du National Park Service. Plus tard, en 2014, des tests de sang révélaient qu'il avait été empoisonné par du raticide.

Qui est l'envahisseur?

En janvier déjà, plusieurs internautes avaient pris sa défense à la suite d'un article du L.A. Times. Celui-ci se positionnait en faveur de la relocalisation de P-22 après qu'un puma sauvage avait dévoré les moutons de l'agent immobilier Natalie Riggs.

Les protestations ont été nombreuses. Une page a même été créée sur le journal, intitulée: «Les lecteurs réagissent: qui est l'envahisseur en Californie du Sud? Les pumas ou les hommes?»

La porte-parole du zoo de la ville, April Spurlock, a affirmé au L.A. Times que «le zoo espérait que P-22 reste dans le Griffith Park, [...] qui est un parc naturel qui abrite plusieurs espèces sauvages». Avant d'ajouter qu'ils «continueront de s'adapter à P-22, tout comme lui s'est adapaté à [eux]».

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