Partager cet article

Uber va partager ses données avec la mairie de Moscou

La mairie de Moscou a contraint Uber à quelques arrangements | Capture d'écran YouTube

La mairie de Moscou a contraint Uber à quelques arrangements | Capture d'écran YouTube

Le célèbre service de transport s’est engagé auprès des autorités moscovites à ne faire travailler que des chauffeurs disposant de licence de taxi.

La mairie de Moscou a fait craquer l’une des start-ups les plus puissantes du moment. Global Voices rapporte qu’un communiqué, relayé par la chaîne de télévision russe RBC TV, fait état d’un accord entre la plateforme numérique de transport alternatif Uber et les autorités municipales moscovites.

Le département des transports de Moscou a posé un ultimatum au géant américain: quatre-vingt dix jours pour que tous les chauffeurs estampillés Uber soient en règle, selon la loi russe. Un autoritarisme qui a payé, puisque le service de transport entre particuliers s’est engagé auprès de la mairie de Moscou à ne travailler qu’avec des chauffeurs disposant d’une licence de taxi.

«Seuls des trajets avec des taxis officiels garantissent un service fiable et de qualité», a justifié dans le communiqué, selon une traduction faite par Le Figaro, Maxime Lixoutov, adjoint au maire chargé des transports.

Outil de surveillance

La numérisation du service va aussi être utile à la municipalité. En disposant des données sur les trajets effectués et la position GPS des véhicules, les autorités pourront les croiser avec leurs propres données sur le trafic, les images des caméras de surveillance et ainsi disposer d’un outil de surveillance en temps réel du trafic très efficace. Pas un luxe, quand on constate la qualité de la conduite des moscovites, comme dans cette vidéo:

 

Les principaux concurrents d’Uber en Russie s’étaient déjà conformés aux exigences de l’État russe, en 2014 pour Yandex Taxi et janvier 2016 pour Get Taxi. Uber traînait les pieds depuis longtemps. En 2015 déjà, la mairie de Moscou avait demandé au service numérique de ratifier cet accord. La compagnie avait repoussé l’échéance à plusieurs reprises, avant qu’en février 2016 la mairie de Moscou finisse par menacer Uber de porter l’affaire en justice et d’interdire de circulation les véhicules Uber.

Le service de transport en ligne est disponible dans huit villes russes. D’ici la fin de l’année 2016, dix-sept autres villes devraient en bénéficier. 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte